Prières

Jeudi 2 juillet 2009

Prière à Marie pour obtenir la chasteté

 

Sainte Marie, Reine du ciel, Mère auguste de Notre-Seigneur et douce protectrice des âmes faibles, ne m’abandonnez jamais. Daignez jeter un regard de miséricorde et de clémence, et obtenez moi de votre Divin Fils le pardon de mes péchés de chair et la grâce d’une pureté semblable à la votre, afin qu’ayant honoré de tout mon cœur le mystère de votre immaculée Conception, je puisse, en imitant vos vertus, obtenir la chasteté et la continence.

Par votre sainte virginité et votre immaculé Conception, ô Vierge très-pure, obtenez que mon corps et mon âme soient purifiés et préservés de toute souillure.

Exaucez ma prière, divine Reine.

Et que mes vœux parviennent jusqu'à vous.

Par la miséricorde de Dieu. Amen

Par M SM de Porrès
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Jeudi 2 juillet 2009
                                                                 


Saint Michel Garicoïts

 

1797-1863

 

Fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram

 

Prière du Me Voici

Sant Michel, qui avez été sur terre l’imitateur parfait su Sacré-Cœur dans sa soumission à la volonté du Père et son héroïque amour pour les hommes, apprenez nous à embrasser de tout cœur cette volonté toujours sage et bienfaisante et à déployer au service de nos frères l’immensité de la charité.

Confiant dans votre appui et dans l’intercession de Notre Dame de Bétharram, nous voulons nous offrir à l’exemple de Jésus, redisant sans cesse, comme lui et comme vous : Père, me voici, sans retard, sans retour, par amour. Amen

Par M SM de Porrès
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Jeudi 2 juillet 2009



Notre Dame du Beau Rameau

 

Le mot Bétharram signifie en béarnais : beau rameau. Une jeune fille tombée dans le Gave voisin, allait périr ; elle invoqua Marie qui lui tendit un rameau sauveur.

Il y a des ruisseaux plus dangereux encore que le Gave.

 

Prière.

 

Nous avons pleine confiance en votre intercession, ô Notre-Dame de Bétharram ; nous attendons de vous lumière et secours à tous les moments de notre vie et surtout à l’heure de la mort.

Notre-Dame du Beau Rameau

Tendez-nous le Rameau Sauveur


Par M SM de Porrès
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Mercredi 6 mai 2009


              




                       Saint Abraham Koorilose

 

 

Métropolite consacré par le délégué du Patriarche d’Antioche pour le service de l’Église Syro-Malankar, fatigué par les querelles intestines qui agitaient et divisaient les chrétientés Syriennes des Indes du Sud à l’instigation des « missionnaires » latins portugais, amoureux de l’unité, il préféra fuir les querelles pour se retirer comme « ermite », avec son frère, dans une forêt. C’est là que, libérant la population d’influences démoniaques et d’emprise maléfique, se répandit sa réputation de grand exorciste. L’amour de Dieu auquel il se livra totalement dans la contemplation, l’étude, la méditation et la pénitence, renouvela sa santé et affermit son rayonnement pastoral dans une région où se développera autour de lui, l’Église Syrienne des Indes du Malabar. Non content de libérer les lieux et les âmes infestées par l’esprit des ténèbres, fidèlement à l’ordre du Seigneur er à son exemple, il guérit les malades.

Sa réputation de thaumaturge se répandit et contribua puissamment à l’élan de l’Église Syrienne aux Indes du Malabar.

 

Tous ceux qui se confient à lui, s’en retournent délivrés, soulagés, pacifiés ou guéris et, en tous cas, progressent dans la Foi.

 

Après sa mort, les évêques Métropolites continueront, aidés de leurs prêtres, à exercer par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, de St Georges et de leurs St Fondateur ce charisme de délivrance et de guérison.

 

Aux Indes : Le corps de St Abraham Koorilose Brava est conservé en l’Église-cathédrale  St Georges du Siège métropolitain de Thozhiyur ( Kerala) où est vénéré par des foules de toutes confessions.

St Koorilose y est prié chaque jour par ce que tourmentent les démons.

 

En France, il est particulièrement invoqué au Monastère Syriaque Notre Dame de Miséricorde.


 

Prière à St Koorilose

 

Saint Koorilose, Toi qui préféra fuir des querelles intestines pour, vivant en « Évêque Ermite », préserver l’unité par le lien de la Paix, O fidèle serviteur du Seigneur ;

 

Toi qui fit de l’Évangile médité, de la célébration du St Qurbana ( Saint Sacrifice de la M esse) et de l’étude des Sts Pères Syriaques ta nourriture quotidienne,

Toi l’Ami des pauvres et des malades, le Protecteur qui toujours réconforte les personnes tourmentées, inquiètes ou nerveuses,

Intercède pour moi auprès du Très Haut afin que, par la grâce du st Esprit que nous acquît le Christ sur le bois de la croix, après m’être unis à SA douloureuse Passion en pénitence de mes péchés et pour le salut de mes frères, je participe à Sa résurrection par mon entière libération de toute influence du Malin, le recouvrement ou l’affirmation de ma santé corporelle, spirituelle et psychique.

 

Puissé-je, par Ton intercession être établi dans une véritable paix intérieure et respirer la joie de vivre ici-bas dans la fidélité à mon baptême jusqu’au jour où le Seigneur m’appellera, Lui qui est vit et règne, Dieu unique ; Père, Fils et St Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

 

 

 

 

 

Par M SM de Porrès
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Dimanche 15 mars 2009


Un jour de l`an 1967, durant sa méditation, un moine éprouve des distractions plus fortes que d`habitude par le retour continuel, presque obsédant, à son esprit, de la parole  "Équilibre" .Il passe ensuite de l`église à ses occupations habituelles. Tandis qu`il range de vieux objets au grenier, voici qu`il trouve par hasard un grand tableau, très simple, sur lequel est fixée une plaque de bronze terni, avec, en relief, la silhouette d`une "Orante": c`est Notre-Dame de l`Équilibre. Reproduite en couleurs sur toile, par le Frére Armand Panniello, elle est aujourd`hui conservée à l`Abbaye de Frattocchie (Rome), Italie. Le 19 septembre 1968, le Pape Paul VI, en recevant une reproduction du tableau, s`écria, le visage rayonnant et les bras ouverts: « Notre- Dame de l`Équilibre … ah, vraiment, Celle dont nous avons besoin» !

 

Prière à Notre Dame de l'Equilibre

Vierge, Mère de Dieu et des hommes, Marie, nous vous demandons le don de l'équilibre chrétien, si nécessaire à l`Église et au monde d`aujourd`hui.  Délivrez-nous du mal et de nos mesquineries, gardez-nous des compromissions et des conformismes, écartez de nous mythes et illusions, découragement et orgueil, timidité et suffisance, ignorance et présomption, erreur et dureté du cœur. Donnez-nous la ténacité dans l`effort, le calme dans l`échec, le courage dans les reprises, l`humilité dans le succès. Ouvrez nos cœurs à la sainteté, donnez-nous une grande simplicité, un cœur pur, l`amour de la vérité et de l`essentiel, le courage de l`engagement désintéressé, la loyauté de reconnaître et d`accepter nos limites.  Donnez-nous la grâce de savoir accueillir la parole de Dieu et de la vivre. Accordez-nous le don de la prière. Ouvrez nos cœurs à Dieu, nous vous demandons l`amour de l`Église, telle que l`a voulue votre Fils, afin de participer, en elle et avec elle, dans une fraternelle communion à tous les membres du Peuple de Dieu –hiérarchie et fidèles--, au salut de nos frères, les hommes. Remplissez donc nos cœurs de compréhension et de respect, de pitié et d`amour. Ouvrez nos cœurs aux autres, conservez en nous la volonté de vivre et d`accroître cet équilibre, qui est foi et espérance, sagesse et rectitude, esprit d`initiative et prudence, ouverture et vie intérieure, don total, amour. Sainte Marie, nous nous en remettons à votre tendresse.  Amen.

Par M SM de Porrès
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Dimanche 15 mars 2009



Mère Céleste, Reine des Cieux, Souveraine du genre humain, vous qui avait reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, docile à votre appel, nous accourons à vos pieds. Mère pleine de miséricorde, daignez agréer les louanges et les prières que font monter vers vous pleins de confiance, vos fils pèlerins. Ils sont venus vous confier toutes leurs peines, toutes leurs misères. Ô merveilleux reflet de la beauté du Ciel, par la lumière de la Foi, chassez de nos esprits les ténèbres de l’erreur. Rose mystique, par le parfum céleste de l’espérance, ranimez le courage des âmes abattues. Source inépuisable d’eau salutaire, par les flots de la divine charité, rendez la vie aux cœurs desséchés. Nous sommes vos enfants, vous nous réconfortez dans nos peines, vous nous protégez dans le danger, vous nous soutenez dans la lutte. Faites que nous aimions et servions votre Fils Jésus, donnez-nous un ardent amour pour votre Rosaire, faites que nous répandions partout la dévotion mariale, que nous nous efforcions de vivre en état de grâce pour mériter le bonheur éternel auprès de vous. Ainsi soit-il.

Par M SM de Porrès
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Dimanche 15 mars 2009

Sainte Brigitte a eu de nombreuses apparitions et révélations de Jésus et de Marie, mais c'est dans la Basilique Saint Paul, au Sud de Rome, que Jésus, par un crucifix en bois qui s'anima, dicta "les oraisons".

Promesses de Notre Seigneur pour la récitation des 15 Oraisons

Comme il y avait longtemps qu'elle désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa Passion, un jour Il lui apparut et lui dit : "J'ai reçu en mon Corps 5480 coups. Si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz 15 Notre Père, 15 Je Vous Salue Marie et les 15 oraisons, que je vais vous enseigner, pendant un an entier... L'année étant écoulée, vous aurez salué chacune de mes plaies.

- Quiconque accomplira cette dévotion, délivrera du Purgatoire 15 âmes de sa lignée, 15 justes de sa même lignée seront confirmés en grâce et 15 pêcheurs de sa même lignée seront convertis.

- Celui qui dira ces Oraisons aura les premiers degrés de perfection et 15 jours avant sa mort, je lui donnerai mon précieux Corps et mon précieux Sang, afin que par ceux-ci, il soit délivré de la faim et de la soif éternelles. 15 jours avant sa mort, il aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci.

- Je mettrai le Signe de ma très victorieuse Croix devant lui , pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis.

- Avant sa mort, Je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère, et Je recevrai bénignement son âme et la mènerai aux joies éternelles... L'ayant menée jusque là, Je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que Je ne ferai point à d'autres ne disant pas mes Oraisons.

- Celui qui dira ces Oraisons est assuré d'être joint au suprême Choeur des Anges, et, quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, mais seront stables et dureront à perpétuité....

 

1ère Oraison

 

Ô Jésus-Christ ! douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n'avoir de plus grand contentement que d'être parmi les hommes jusqu'à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l'amour d'eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps Sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l'avez témoigné vous-même, disant : "Mon âme est triste jusqu'à la mort." Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps délicat avant le supplice de la Croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de Sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu'on vous a voilé les yeux et la face, qu'on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d'épines, qu'on vous a mis un roseau à la main, et qu'attaché à une colonne vous avez été déchiré de coups et accablé d'affronts et d'outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la Croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

2ème Oraison

 

Ô Jésus ! vraie liberté des anges, paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur de tristesse que vous avez endurée lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, griffures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l'envie. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis visibles et invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

3ème Oraison

 

Ô Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui enfermez et tenez tout sous votre Puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la Croix, les percèrent de part en part avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent alors sur la Croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la Croix, de me donner votre crainte et votre amour. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

4ème Oraison

 

Ô Jésus ! céleste médecin, élevé sur la Croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeurera en sa place, en sorte qu'il n'y avait douleur semblable à la vôtre. De la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, aucune partie de votre Corps n'était sans tourments ; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font !" Par cette grande Miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

5ème Oraison

 

Ô Jésus ! miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le Bon Larron, lui disant : "Tu seras aujourd'hui avec moi en Paradis", je

vous prie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

6ème Oraison

 

Ô Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue quand, nu et comme un misérable, attaché et élevé en Croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura, en compagnie de saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l'Agonie et que vous avez recommandés l'un à l'autre en disant : "Femme, voilà ton fils !", et à saint Jean : "Voilà ta mère !" Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m'assister dans mes épreuves, surtout à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

7ème Oraison

 

Ô Jésus ! fontaine de pitié inépuisable qui, par une profonde affection d'amour avez dit sur la Croix : "J'ai soif !", mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d'exalter le désir de mon cœur pour tendre à la perfection dans toutes mes œuvres, et d'éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l'ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

8ème Oraison

 

Ô Jésus ! douceur des cœurs, suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la Croix pour l'amour de nous, accordez-moi de recevoir dignement votre Corps et votre Sang Précieux pendant la vie et à l'heure de ma mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme. Ainsi soit-il.

 

9ème Oraison

 

Pater, Ave

 

Ô Jésus ! vertu royale, joie de l'esprit, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté et outragé par les hommes, vous avez crié avoir été abandonné de votre Père, lui disant : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

10ème Oraison

 

Ô Jésus ! qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, apprenez-moi à garder vos Commandements par une vraie charité, ces Commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

11ème Oraison

 

Ô Jésus ! abîme très profond de Miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos Plaies qui ont pénétré jusqu'à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos Plaies, jusqu'à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

12ème Oraison

 

Ô Jésus ! miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l'effusion de votre Sang adorable ! Ô grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l'amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu'auriez-vous pu faire pour nous que vous n'ayez fait ! Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer de votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j'y lise sans cesse vos douleurs et votre Amour. Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre Amour s'y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

13ème Oraison

 

Ô Jésus ! Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez incliné la tête en disant: "Tout est consommé !" Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

14ème Oraison

 

Ô Jésus ! Fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l'humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : "Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains !" Puis, votre Corps déchiré, votre Cœur brisé, et les entrailles de votre Miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré ! Par cette précieuse Mort, je vous conjure, ô Roi des saints, de me réconforter et de me secourir pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde je vive en vous seul. Recevez je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à Vous. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

15ème Oraison

 

Ô Jésus ! vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l'abondante effusion de Sang que vous avez si généreusement répandue de votre Corps Sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir. De votre côté percé d'un coup de lance par un soldat, vous avez donné du Sang et de l'Eau, de telle sorte qu'il n'en est plus demeuré une seule goutte. Et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la Croix, votre Chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est tarie, la moelle de vos os s'est desséchée. Par cette amère Passion et par l'effusion de votre Précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l'agonie. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

Prière finale

 

Ô Doux Jésus ! blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour nuit et jour me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à Vous, que mon cœur Vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation Vous soit agréable, et que la fin de ma vie Vous soit tellement louable qu’après ma mort je puisse mériter votre Paradis et Vous louer à jamais avec tous Vos Saints. Ainsi soit-il.

Par M SM de Porrès
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Dimanche 15 mars 2009



Prière préparatoire:

Ô Jésus, Vous êtes mon Sauveur. Je viens aujourd'hui méditer, avec votre aide, les stations de Votre Voie Douloureuse: donnez-moi, je Vous le demande avec toute la ferveur de mon âme, de mieux comprendre cet Amour qui Vous a conduit et soutenu dans la montée du Calvaire.

C'est l'Amour de Votre Cœur qui Vous a porté à un tel excès de douleurs; c'est l'Amour de Votre Cœur pour les âmes des pauvres pécheurs - dont je suis - qui Vous a conduit à la mort; c'est l'Amour de Votre Cœur pour mon âme si souvent ingrate et tiède, qui Vous a élevé sur la Croix...

Accordez-moi de puiser dans la contemplation de Votre Sainte Passion un renouveau de ferveur et de générosité à Votre service. Fortifiez, je Vous en prie, ma résolution de m'éloigner de tout ce qui Vous offense et ma volonté de marcher désormais dans les voies d'une plus grande fidélité.

Très Sainte Vierge Marie, qui êtes devenue ma Mère au pied de la Croix, prêtez-moi vos yeux pour regarder Jésus, prêtez-moi surtout votre propre Cœur pour L'aimer et m'attacher à Lui.



Avant chaque station:

Nous Vous adorons, ô Jésus, et nous Vous bénissons;

R/ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.



Après chaque station:

Ayez pitié de nous, Seigneur;

R/ : Seigneur, ayez pitié de nous.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.




1ère Station: Jésus est condamné à mort.

Je Vous vois, ô Jésus, Vous que le prophète avait décrit comme "le plus beau des enfants des hommes" (PS .XLIV), dans l'état où Vous a laissé une cruelle agonie, suivie d'une nuit de mauvais traitements et d'outrages: Vous êtes là, réduit à l'impuissance en face d'une foule haineuse, et Vous Vous taisez.

Votre silence, qui contraste tellement avec les cris et les blasphèmes qui montent contre Vous, impressionne d'ailleurs Pilate et le met mal à l'aise.

Vous aviez dit: "Mettez-vous à mon école, car Je suis doux et humble de cœur"; cette douceur et cette humilité sont ici manifestes, en face de la violence des passions déchaînées, en face de l'arrogance et du mépris. Oui, vraiment, Vous êtes l'Agneau doux et humble que l'on conduit à l'abattoir et qui n'ouvre pas la bouche.

Et lorsque tombe la sentence de condamnation, Vous Vous taisez encore. Vous ne protestez pas puisque Vous aviez déjà accepté cette sentence de mort dans le sein de l'adorable Trinité, lorsque le décret éternel décidant de l'Incarnation avait été porté...

Humilité, douceur et silence de mon Dieu, je vous adore!

Je veux recevoir la leçon que Vous me donnez ici: pardonnez-moi, je Vous prie, les fautes que j'ai commises contre la douceur et l'humilité; apprenez-moi à rester humblement doux, doucement humble, en face des jugements négatifs portés contre moi; enseignez-moi ce paisible silence de la foi pour accepter les contradictions, les critiques et les malveillances, et pour en faire des sacrifices que j'unirai au Vôtre.

Pater, Ave, Gloria


2ème station: Jésus est chargé de Sa Croix.

Sans aucun ménagement, les soldats Vous chargent du bois du supplice: une Croix massive, lourde, rugueuse, terrible, écrasante... et Vous savez bien ce qu'elle va Vous apporter de souffrances.

Pourtant, résolument, Vous l'étreignez et Vous appliquez Vos lèvres saintes sur son bois d'infamie qui Vous fera tant saigner. Vous nous montrez ainsi de quelle manière il faut recevoir et accepter les croix de chaque jour: en les embrassant!

Vous nous aviez avertis: on ne peut prétendre être du nombre de Vos disciples, de Vos amis, de Vos intimes, sans avoir part à Votre Croix.

Pourtant, ô mon Jésus, et malgré tous les bons désirs de mon cœur, je dois bien avouer que la souffrance et l'humiliation me répugnent, me font horreur, me donnent envie de fuir... non de les embrasser.

Est-ce donc que je ne Vous aime pas?

Non, mon amour pour Vous est sincère, mais il est encore faible et manque souvent de générosité.

Ô mon divin Sauveur, je Vous en supplie, venez en aide à ma faiblesse et fortifiez mon cœur trop prompt à s'effrayer, trop porté à s'apitoyer sur lui-même! Faites-moi bien comprendre que tant que je me regarderai moi-même je serai prisonnier de ma faiblesse; mais si je Vous regarde Vous, ce sont Votre propre détermination, Votre courage, Votre force qui peu à peu viendront m'habiter et me transformer. Profondément. Durablement.

Je ne veux plus murmurer contre les mille et une contrariétés de chaque jour; je ne veux plus regimber contre l'aiguillon de la souffrance; je veux y voir au contraire la part quotidienne de Votre Croix que Vous m'invitez à porter derrière Vous. Faites-m'en la grâce, ô Jésus!

Pater. Ave. Gloria.


3ème station: Jésus tombe une première fois.

Il y a si peu de temps que Vous Vous êtes mis en route sur le chemin du Calvaire - Vous n'avez fait que quelques pas! - et cependant Vous tombez... Déjà!
Je Vous contemple, abattu sous le poids de Votre Croix, fléchissant les genoux, courbé vers la terre... N'êtes-Vous plus Celui qui d'un seul mot, dans la synagogue, a fait se redresser la femme courbée depuis dix-huit ans. Celui aussi qui a relevé la femme adultère aux yeux de ceux qui l'accusaient et à ses propres yeux?

Il ne m'est pas facile de comprendre le mystère d'un tel abaissement, la leçon contenue en cette apparente et déconcertante faiblesse.

Et pourtant, Vous voulez que je Vous contemple ainsi: Vous êtes toujours le Dieu fort qui tient en Sa main la puissance de l'ouragan et la force des tempêtes; Vous êtes toujours Celui dont une seule parole a jeté à terre les soldats qui venaient Vous arrêter... Si Vous êtes tombé, c'est pour me relever de ces chutes déplorables, trop souvent répétées, qui affligent Votre divin Cœur.

Vous Vous êtes, pour ainsi dire, mis à mon niveau, afin de mieux me venir en aide, afin d'entendre l'aveu de ces faiblesses qui sont miennes parce que j'ai trop compté sur mes propres forces!

Vous Vous abaissez: l'infinie miséricorde se penche vers la misère pour entendre la voix du repentir et pour relever le pauvre du fumier où il croupissait (Ps.CXII).

Pater, Ave, Gloria.


4ème station: Jésus rencontre Sa Très Sainte Mère.

Ô Jésus, Vous paraissez parfois d'une incroyable sévérité avec Votre Mère si douce, si délicate, et dans les affections de laquelle n'entre cependant aucune ombre d'imperfection.

Dès le recouvrement au Temple, lorsque Vous aviez douze ans. Vous donnez l’impression de la traiter sans ménagement; une lecture trop superficielle pourrait laisser penser que la réponse que Vous lui faites à elle-même lors des noces de Cana, ou encore celle que Vous donnez à ceux qui Vous signalent que Votre Mère Vous cherche, alors que Vous étiez en train d'enseigner, sont totalement dépourvues des prévenances de la piété filiale... En outre, si plusieurs saints Docteurs ont affirmé que Vous aviez préféré que Saint Joseph mourût avant Votre vie publique et Votre Passion, pour lui éviter des souffrances que son cœur, pourtant revêtu de qualités viriles, auraient difficilement pu supporter, il est bien difficile de comprendre - selon l'ordre naturel - que Vous ayez imposé le spectacle de telles atrocités au cœur combien plus sensible et compatissant de Marie!

Mais il ne faut pas ici raisonner selon les critères habituels de la nature! Le Cœur immaculé de Marie bat à l'unisson du Vôtre. Le "Fiat" entier et splendide qu'elle a donné à l'Incarnation n'a pas été prononcé sans une compréhension de ce que serait la mission de Celui dont elle allait façonner la chair très pure, cette chair que Vous allez offrir en sacrifice sur la Croix, au bout de ce chemin.

C'est parce que Vos deux Cœurs sont parfaitement unis qu'il convenait surnaturellement que Marie souffre auprès de Vous, souffre avec Vous et marche à Vos côtés dans la montée du Calvaire.

Alors je puis ici comprendre que la souffrance que Vous permettez à ceux qui Vous sont plus intimes n'est pas une marque de réprobation, mais bien une marque de plus grande dilection: Vous introduisez de la sorte Vos élus dans la participation à Votre mission de Sauveur.

Pater. Ave. Gloria.


5ème station: Simon le Cyrénéen aide Jésusà porter Sa Croix.

'Tout ce que vous ferez à l'un de ces petits qui sont Mes frères, c'est à Moi que vous le ferez".

Il ne m'est pas spontané, il ne m'est pas facile, de Vous reconnaître, ô divin Maître, caché dans ce prochain qui me dérange, qui me sollicite, qui me provoque à un geste de générosité, de compassion ou de service... qui m'invite à franchir les innombrables protections et barrières de sécurité que ma volonté de confort a édifiées pour protéger mon égoïsme plus ou moins conscient!

Qu'est-ce qui pouvait permettre à Simon, réquisitionné, forcé, de voir en Vous le Sauveur, sous ces apparences d'ignominie? Humainement, rien!

Qu'est-ce qui a fait de cet homme ordinaire qui revenait des champs, un modèle et un saint?

Il est très probable que, dans un premier temps, il n'ait pas accepté avec joie cette tâche que les soldats lui imposaient, et qui lui paraissait répugnante. Peut-être même a-t-il maugréé?

Cependant un changement s'est produit dans son âme.

Je comprends que celui qui Vous contemple peut se trouver transformé au spectacle de Vos douleurs. Je comprends que celui qui vit en Votre présence, et même si celle-ci n'est pas sensible, même si celle-ci n'est pas conforme aux aspirations de la sensibilité, peut se trouver renouvelé au plus profond de lui-même et dans la manière dont il va regarder toutes choses.

Faites-moi donc la grâce, ô mon Jésus, de vivre en Votre présence, pour mieux Vous reconnaître en Vos frères qui ont besoin de moi.

Pater, Ave, Gloria.


6ème station: Sainte Véronique essuie le visage de Jésus.

Votre divin Visage est maculé, meurtri, méconnaissable. Il faut une foi peu commune pour Vous reconnaître sous ces traits d'infamie et de douleur que Vous ont donnés les mauvais traitements de la nuit et les divers supplices de la matinée.

Véronique n'a pas hésité: il y avait en elle quelque chose qui parlait plus haut que ce que lui montraient ses sens. Sous le sang et les crachats, malgré les blessures et la poussière collée qui Vous défigurent, son cœur reconnaît Celui auquel elle a donné sa foi et son amour. Alors elle n'hésite pas. A-t-elle même réfléchi, pesé le pour ou le contre avant de s'élancer?

Sa détermination a quelque chose de calme et de viril qui tranche avec la veulerie, la lâcheté et les reniements de ceux qui Vous entourent ou de ceux qui Vous ont abandonné. Les soldats sont saisis d'un étonnement qui n'est pas exempt de secrète admiration; ils la laissent s'approcher de Vous.

Geste sans emphase mais plein d'une sobre grandeur: elle a dénoué son voile et Vous en a délicatement essuyé le visage. Elle n'a pas essayé de Vous soulager du poids physique de la Croix, ainsi que le fait Simon; elle n'a peut-être rien dit, parce que son regard et son geste en disaient plus long que toute parole, mais elle a ouvert la voie à toutes les âmes réparatrices.

La foi et l'amour qui l'animaient ont été la source de son courage et les inspirateurs de son geste si délicat. C'est l'amour qui fait la réparation, et la réparation n'est rien d'autre que de l'amour.

Je Vous demande, ô Jésus, la grâce de m'engager résolument dans les pas de Sainte Véronique, dans les voies de la réparation, pour Vous rendre amour pour amour.

Pater, Ave, Gloria


7ème station: Jésus tombe une deuxième fois.

Vous tombez une nouvelle fois... Pourquoi m'en étonnerai-je?

Ce sont mes péchés qui font le poids de cette Croix qui Vous écrase et qui Vous font tomber à terre; ce sont mes chutes qui sont la cause des Vôtres. Et ce n'est pas une fois, ni deux fois que je suis tombé dans le péché, mais tant de fois que je ne puis les compter.

Alors il Vous a fallu Vous abaisser, encore et encore, jusqu'à cette boue où je me suis enlisé, tellement enlisé que j'ai semblé faire corps avec elle parfois! Toutefois Votre miséricordieuse patience ne s'est jamais lassée de me pardonner. Si mes chutes sont innombrables, elles ne sont pas infinies: Votre Miséricorde, elle, est infinie! Mes fautes sont abondantes, mais Votre grâce est surabondante: jamais la désolante variété de toutes mes indigences ne pourra épuiser le trésor de Vos pardons, du moins tant que je ne cesserai pas de crier vers Vous et d'implorer Votre pitié avec une vraie confiance:

"Ayez pitié de moi, ô Dieu, selon Votre grande miséricorde;

"Et selon la multitude de Vos bontés, effacez mon iniquité.

"Lavez-moi plus amplement de mon iniquité,

"Et purifiez-moi de mon péché" (Ps.L,3-4).

Plus redoutable que la chute elle-même est le découragement qui vient s'insinuer ensuite et qui sape l'énergie intérieure nécessaire à mon relèvement. L'humilité qui confesse la faute commise est sœur de l'espérance; elle ouvre dans l'âme toutes les voies du pardon et de la purification.

Alors je ne veux pas tant contempler "Jésus qui tombe" que "Jésus qui se relève" et qui veut ainsi me prémunir contre toute forme de découragement.

Pater, Ave, Gloria.


8ème station: Jésus console les filles de Jérusalemqui Le suivent.

Il y a chez ces femmes qui Vous suivent, qui pleurent et qui se lamentent, une certaine forme de courage. En effet, au milieu de la foule haineuse qui Vous accable, elles montrent de façon explicite qu'elles n'approuvent pas la condamnation qui Vous frappe et les outrages qu'on Vous fait subir. On pourrait dire que c'est déjà bien et qu'elles prennent des risques en manifestant leurs sentiments à Votre endroit.

Mais ce n'est pas assez, et Vous voulez le leur faire comprendre. La leçon est d'importance, puisque Vous Vous arrêtez dans cette montée du Calvaire afin de la leur donner...

Leurs larmes et leurs gémissements ne procèdent encore que de leur sensibilité. Leurs sentiments n'ont pas de consistance surnaturelle et ne pénètrent pas dans la profondeur du mystère qui s'accomplit sous leurs yeux: elles n'ont pas, pas encore, les yeux et le cœur de Marie ou de Véronique. Il y a en elles un commencement d'amour que Vous voulez conduire à sa perfection surnaturelle, et c'est pour cela que Vous avez ces paroles fortes à leur adresse, et - à travers elles - à l'adresse de chacune de nos âmes: Vous ne demandez pas de nous une compassion sentimentale, mais Vous nous enseignez à pleurer nos péchés qui sont la cause de Vos douleurs; Vous voulez que notre contrition nous conduise à un véritable amendement et que le regard que nous portons sur Votre Passion nous détermine à marcher résolument dans l'exigeante voie de la sainteté que Vous nous avez tracée.

Toute volonté de compassion ou de réparation qui ne s'enracine pas dans cette résolution énergique est une illusion, aussi vaine que dangereuse.


Pater, Ave, Gloria.


9ème station: Jésus tombe une troisième fois.

Vous êtes presque arrivé au lieu du supplice, et Vous tombez encore une fois. Quel secret enseignement m'est encore donné en cette troisième chute!

Je sais bien que Votre détermination n'est en rien entamée et que Vous êtes toujours aussi ferme dans Votre volonté d'offrir à Votre Père le sacrifice parfait de satisfaction, et de dispenser à nos âmes une Rédemption surabondante. Aussi peut-on dire qu'il y a en Vous une certaine impatience d'arriver au bout de cette Passion...

Mais il est des heures où malgré la volonté arrêtée qui est en nous, certaines faiblesses sont plus fortes: nous avons beau affirmer nos résolutions, nous n'en tombons pas moins! C'est peut-être l'amertume de ces fautes de faiblesse, si humiliantes, que Vous avez voulu goûter ici.

Tant de fois, trop souvent, j'ai pensé, j'ai cru - sincèrement peut-être, naïvement sûrement! - que je pourrais par ma seule volonté aller jusqu'au bout de ce que je m'étais fixé.

Vous me montrez ici que si ma détermination volontaire est nécessaire, elle ne doit en aucune manière être un volontarisme. Ce dernier finit toujours par être désastreux pour l'âme car, quand elle est trop sûre d'elle-même, la volonté de l'homme se fait son propre centre et son point d'appui. Insensiblement, par petites touches, elle ne s'appuie plus sur Votre grâce, mais elle se confie en sa propre force. C'est une usurpation.

Ces fautes de faiblesse ou ces déconcertantes impuissances liées à la fragilité de notre nature m'apparaissent donc comme salutaires. En les permettant, Vous exercez finalement une miséricorde plus profitable qu'en nous en préservant. Vous nous maintenez ainsi dans une humilité bénéfique, dans une défiance continue de nos propres qualités et de nos vertus elles-mêmes, afin de n'avoir plus de confiance qu'en Vous, en Vous seul. Et cela est un plus grand bien pour nos âmes.

Ô sublime Pédagogue, puisse-je profiter de cette nouvelle leçon et me défier ainsi toujours plus de moi-même !

Pater, Ave, Gloria.


10ème station: Jésus est dépouillé de Ses vêtements.

Les soldats et les bourreaux sont pressés d'en finir. Sans aucun ménagement ils arrachent Vos vêtements, collés aux plaies dont Votre corps est couvert.

Pourquoi avez-Vous donc voulu un tel luxe, une telle abondance de souffrances dans une telle cruauté de détails? La flagellation n'avait-elle pas été suffisante qu'il Vous faille en ressentir à nouveau toutes les atrocités? Fallait-il tant de sang si une seule goutte était suffisante pour effacer tous les péchés du monde (cf. St Thomas d'Aquin in "Adoro Te")? Fallait-il boire jusqu'à une telle lie le calice de la honte et de la dérision?

Vous n'avez plus ni beauté ni éclat, plus rien pour attirer le regard; Vous êtes devenu semblable au lépreux dont on se détourne avec horreur; la compassion cède la place à un irrépressible dégoût.

Déconcertante nudité de Dieu associée à un indescriptible écorchement !

Vous nous avez demandé de porter la Croix à Votre suite: faudra-t-il que nous allions nous aussi jusque là? Notre nature s'effraie et se scandalise en entrevoyant tout ce qu'il pourrait nous en coûter.

Car en entendant Vos paroles qui vouent Vos disciples à la Croix, nous avons en définitive eu tendance à imaginer ces croix promises, annoncées, comme des actions d'éclat où nous brillerions encore à nos propres yeux d'un rayonnement de héros! Mais Vous voulez nous dépouiller ici de ces illusions encore tellement humaines.

L'écorchement de l'amour-propre est encore plus terrible que celui de la chair. Mais tant que nous n'y aurons pas consenti nous ne pourrons rien comprendre à l'Amour!

Pater, Ave, Gloria.



11ème station: Jésus est cloué à la Croix.


Vos pieds se sont fatigués à la recherche des brebis égarées, ô divin Pasteur, et Vos mains se sont dépensées inlassablement pour semer des bienfaits de consolation et de guérison... Et les voici maintenant immobilisés et, semble-t-il, inopérants: "Il en a sauvés d'autres, et Il ne peut se sauver Lui-même!"

Mais ceux qui Vous raillaient ainsi ne faisaient que montrer leur aveuglement et l'endurcissement de leurs cœurs, empêtrés dans une vision superficielle des choses et des événements. C'est au moment où Vous paraissez réduit à l'impuissance la plus radicale que Vous devenez le plus "efficace"!

Si Vos pieds ne peuvent marcher, si Vos mains ne peuvent plus toucher (cf. PS. CXIII, 7), ce n'est certes pas à la façon des vaines et impuissantes idoles; un son, un cri sort de votre bouche: "Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font!" Et comme Vous l'avez tant de fois montré en Vos trois années de vie publique, Votre parole accomplit ce qu'elle exprime: le pardon divin est ici offert, donné en plénitude.

Les clous qui immobilisent Vos pieds et Vos mains font jaillir le fleuve quadriforme qui arrose et féconde le nouveau Paradis à partir du nouvel Arbre de Vie: "Voici que Je fais toutes choses nouvelles!" (Apoc. XXI, 5). C'est ici le lieu de la nouvelle création plus merveilleuse encore que la première: mirabilius reformasti!

Vos pas ne Vous porteront plus sur les chemins terrestres à la poursuite des misères humaines parce que désormais Vous allez attirer à Vous toutes choses; Vos mains, désormais percées, seront encore plus remplies de consolations, de bienfaits, de guérisons, de pardons et de grâces. C'est pourquoi j'approche mes lèvres de Vos Plaies sacrées, tout pénétré de reconnaissance et d'adoration.


Pater, Ave, Gloria.


12ème station: Jésus meurt sur la Croix.


La Croix est dressée: voici l'Ostensoir où est exposée aux regards de tous les siècles "l'Hostie pure, l'Hostie Sainte, l'Hostie immaculée".

Père éternel, Père d'infinie sainteté, recevez cette Hostie sans tache qui s'offre à Votre justice comme propitiation pour nos péchés, tous nos péchés, tous les péchés de la pauvre humanité!

La Croix est dressée, et la divine Victime qui est immolée sur elle, est en même temps l'Avocat qui plaide devant Vous en notre faveur, par toutes les plaies de Son Corps. Son Sang, qui parle plus haut que celui d'Abel, n'appelle pas la vengeance, mais Votre indulgence et Votre pardon.

Ô Père d'éternelle miséricorde, nous Vous offrons ces Plaies saintes et sacrées de Votre Fils, ces Plaies si nombreuses desquelles s'écoule en telle abondance un Sang si précieux, et nous Vous demandons de guérir par elles les blessures que le péché a faites à nos âmes.

Ô Dieu dont le propre est d'avoir toujours pitié et de pardonner, accordez-moi cette grâce d'avoir sans cesse présent aux regards de mon âme cet instant solennel où se concentre d'une manière si poignante la somme de Vos bontés envers moi. C'est au pied de cette Croix où, dans un grand cri et des larmes, Votre Fils Bien-Aimé me rend la vie par Sa mort, que je peux le mieux comprendre le prix que j'ai à Vos yeux et, par conséquent, le sens que je dois donner à ma vie...

Ô Croix, Vous êtes bien mon unique espérance, puisque Vous êtes recouverte du Précieux Sang de mon salut et que je trouverai toujours avec Vous le gage de mon pardon et la douceur de la paix intérieure.



Pater, Ave, Gloria.

13ème station: Jésus est descendu de la Croixet remis à Sa Très Sainte Mère.

Avec des précautions si délicates qu'elles pouvaient faire penser qu'ils craignaient de le faire encore souffrir, les derniers d'entre les fidèles ont descendu de la Croix le corps exsangue et inerte de votre Jésus. Il repose maintenant sur vos genoux.

Vous avez partagé toutes les intentions de Son sacrifice et tout Son souci du salut de nos âmes au cours de ces trois heures terribles d'agonie où vous êtes restée debout. Vous avez intensément vécu, dans une douloureuse extase, plus redoutable que tous les supplices de tous les martyrs de tous les temps, la communion intime au divin Rédempteur. Et le glaive s'est enfoncé si avant dans votre Cœur immaculé qu'il en semble désormais indissociable: Cœur douloureux et immaculé de Marie!

La consolation de mourir en même temps que Celui qui est toute votre vie ne vous a pas été donnée; votre souffrance reste quand celle de Jésus a pris fin. Que manque-t-il donc à la Passion du Christ pour qu'il vous faille la compléter en votre vie? Ses souffrances n'ont-elles pas été surabondantes? Les douleurs insondables de Jésus n'ont-elles pas un prix infini, parce qu'il est Dieu? Que peut-on rajouter à l'infini? Quel complément peut-on apporter à la plénitude?

Mais justement celui d'un retour d'amour. Jésus nous a tout donné et Il attend de nous que nous Lui rendions selon la mesure du don que nous avons reçu. Mère du bel amour, vous nous montrez ici la voie, enseignez-nous à y marcher à votre suite.


Pater, Ave, Gloria.


14ème station: Jésus est mis au tombeau.

Le corps sans vie, embaumé à la hâte, enveloppé dans le linceul, est déposé sur la froide banquette de pierre. L'un après l'autre, les derniers amis se retirent. On roule la pierre: lourde meule qui prétend emprisonner le grain de blé, déjà broyé, jeté en terre.

Le silence et les ténèbres enveloppent toutes choses; mais après le tremblement de terre et l'affolement des éléments au moment de la mort de leur Créateur, ce silence et ces ténèbres sont les complices d'un mystère déjà à l'œuvre au cœur de la terre.

Déjà, dans les profondeurs des enfers, Adam se prosterne avec reconnaissance devant le Fils de l'homme qui lui tend la main et le relève. Déjà, les Patriarches exultent en contemplant Celui dont ils avaient entrevu le jour en tressaillant. Déjà, Saint Jean-Baptiste s'est écrié en le désignant à tous les justes de l'Ancien Testament: "Voici l'Agneau de Dieu! Voici l'Agneau immolé et vainqueur, qui ôte les péchés du monde!"

Marie, silencieuse, s'en revient vers Jérusalem, soutenue par Marie-Magdeleine et par Jean. Mais a-t-elle besoin d'être soutenue? Au-delà des douleurs sans nom qui ont déferlé sur elle et l'ont brisée, son âme est habitée par une paix profonde: elle sait, elle est sûre que ce n'est pas là la fin. En ce moment, c'est elle qui soutient, seule, dans le monde, la veilleuse d'une espérance et d'une foi indicibles. Elle porte en son Cœur martyr toute l'espérance de l'Église.

Notre-Dame de la Sainte Espérance, modèle de ma foi, je veux, comme Saint Jean, vous "prendre chez moi" et me mettre à l'école de votre indéfectible et paisible confiance...

Pater, Ave, Gloria.


Prières finales:
Ô bon et très doux Jésus! Je me prosterne à genoux en Votre présence, et je Vous prie et conjure, avec toute la ferveur de mon âme, de daigner graver en mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes péchés et une volonté très ferme de m'en corriger, tandis que je considère et contemple par l'esprit Vos cinq plaies, avec une grande affliction et une grande douleur, me rappelant ces paroles que déjà le prophète David mettait sur Vos lèvres, ô bon Jésus: "Ils ont percé mes mains et mes pieds; ils ont compté tous mes os!"



Je vous salue. Marie, pleine de douleurs, Jésus crucifié est avec vous; vous êtes digne de compassion entre toutes les femmes, et digne de compassion est Jésus, le fruit de vos entrailles.

Sainte Marie, mère de Jésus crucifié, c'est nous qui avons attaché à la Croix votre divin Fils, obtenez-nous des larmes de repentir et d'amour, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

Cœur de Jésus, j'ai confiance en Vous et je Vous aime !

Notre-Dame de Compassion, priez pour, nous !
Par M SM de Porrès
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Vendredi 13 mars 2009




Et nous prions donc pour toutes les victimes de l’avortement. Que ceux qui sont impliqués dans l’avortement se réconcilient avec Dieu et que les qui ont été tués soient sauvés. Sainte Mère de Dieu et de l’Eglise, Notre Dame de Guadalupe, Tu fus choisis par le Père pour le Fils par le Saint Esprit. Tu es la Femme vêtue de soleil qui peine pour donner naissance au Christ, alors que Satan, le Dragon Rouge, attend afin de dévorer ton enfant. De même, qu’Hérode chercha à détruire ton Fils, Notre Seigneur et Sauveur, Jésus Christ, et dans le processus massacra beaucoup d’enfants innocents, ainsi de nos jours l’avortement assassine beaucoup d’enfants à naitre et exploitent beaucoup de mères dans son attaque contre la vie humaine, l’Eglise, le Corps du Christ. Mère des Innocents, nous prions Dieu en Toi pour ses dons de ton Immaculée Conception, ta préservation du péché actuel, ta plénitude de grâce, ta Maternité divine et écclésiale, ta Virginité Perpétuelle et ton Assomption en corps et en âme au ciel. O Toi, le secours des chrétiens, nous te supplions de protéger toutes les mères des enfants à naître et les enfants en leur sein. Nous implorons ton aide pour que cesse cet holocauste de l’avortement. Fais fondre les coeurs afin que la vie soit respectée. Sainte Mère, nous prions ton coeur Douloureux et Immaculé pour toutes les mères et tous les enfants à naitre afin qu’ils aient la vie sur la terre et par le Précieux Sang répandu par Ton Fils qu’ils entrent avec Lui dans le paradis. Nous prions aussi ton coeur Douloureux et Immaculé pour tous les avorteurs et ceux qui les soutiennent afin qu’ils se convertissent et acceptent ton Fils, Jésus Christ, comme leur Seigneur et Sauveur. Défends tous les enfants dans cette bataille contre Satan et les esprits mauvais dans l’obscurité présente. Nous désirons que les enfants innocents non encore nés et qui meurent sans baptême soient baptisés et sauvés. Nous te demandons de nous obtenir cette grâce pour eux et le repentir, la réconciliation et le pardon de Dieu pour leurs parents et leurs assassins. Que soit révélée, une fois de plus, dans l’histoire du monde, l’infinie puissance de l’Amour miséricordieux. Qu’il mette fin au mal. Qu’il transforme les consciences. Que ton coeur Douloureux et Immaculé révèle à tous la lumière de l’espoir. Que le Christ Roi règne sur nous, nos familles, nos cités, nos états, nos nations et sur toute l’humanité. O clémente, o aimante, o douce Vierge Marie, entends nos supplications et accepte ce cri de nos coeurs. Notre Dame de Guadalupe, Protectrice des enfants à naître, Prie pour nous!

Par M SM de Porrès
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Vendredi 13 mars 2009
Rosa_20Mistica34567

Rose Mystique,
Vierge Immaculée,
Mère des grâces,
nous nous prosternons devant vous
pour honorer votre Divin Fils
et pour obtenir Miséricorde de Dieu.
Nous implorons secours et grâce,
non en comptant sur nos mérites,
mais uniquement sur la bonté de votre Coeur Maternel, convaincus que vous nous exaucerez.

Ave Maria.....

Rose Mystique, Mère de Jésus,
Reine du Saint Rosaire et Mère de l'Eglise,
corps mystique du Christ,
nous implorons pour le monde,
déchiré par les discordes,
le don de l'entente et de la paix
et toutes les grâces pouvant transformer les coeurs
de tant de vos enfants.

Ave Maria.....

Rose Mystique, Reine des Apôtres,
faites éclore autour des autels eucharistiques,
de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses,
qui, par la sainteté de leur vie et leur zèle ardent,
puissent établir le Règne de votre Fils dans le monde entier. Répandez sur nous vos célestes grâces !

Ave Maria....

Salut, ô Reine, Mère de Miséricorde.....
Rosa Mystica, Mère de l'Eglise, priez pour nous !
Par M SM de Porrès
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Profil

  • : M SM de Porrès
  • exorciste33
  • : Homme
  • : 03/01/1969
  • : Langon 33210
  • : exorcisme désenvoûtement Syro-Orthodoxe exorcismes véritable exorciste
  • : Ma plus grande joie est d'arracher les âmes aux mains de Satan et de les ramener a Dieu! contact: 06.61.46.04.12 Moine de l'Église Syro-Orthodoxe Francophone

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