Lundi 16 mars 2009

Son nom primitif était Lucifer

Message de Jésus à Maria Valtorta, Extrait du livre - Les cahiers de 1945 à 1950
(Centro Editoriale Valtortiano)

Le 29 décembre 1945

Jésus :
« Son nom primitif était Lucifer: dans l’esprit de Dieu, cela voulait dire: “porte drapeau ou celui qui porte la lumière", en d’autres termes Dieu, puisque Dieu est Lumière.
De tout ce qui existe, il était le second pour ce qui est de la beauté, il était le miroir pur qui reflétait l’insoutenable Beauté.

Il aurait eu comme mission auprès des hommes d’être l’exécuteur de la volonté de Dieu, le messager des décrets de bonté que le Créateur aurait transmis à ses enfants bienheureux sans péché, pour les amener toujours plus haut à sa ressemblance.
Le porteur de la lumière aurait parlé aux hommes par le biais des rayons de cette lumière divine qu’il apportait, et comme ceux ci étaient sans faute, ils auraient compris ces éclairs de paroles harmonieuses, pleines d’amour et de joie.
Mais comme il se voyait en Dieu, il se voyait en lui même, il se voyait dans ses compagnons puisque Dieu l’enveloppait de sa lumière et faisait sa joie de la splendeur de son archange comme; en outre, les anges le vénéraient comme le plus parfait miroir de Dieu,
il s’admira.

Il ne devait admirer que Dieu. Mais en chaque créature, toutes les forces bonnes et mauvaises sont présentes
et elles s’agitent jusqu’à ce qu’un côté l’emporte pour produire du bien ou du mal, de même que l’atmosphère comprend tous les éléments gazeux et que tous sont nécessaires.
Lucifer attira à lui l’orgueil. Tile cultiva, lui donna de l’ampleur, il s’en fit une arme et une séduction.
Il désira plus qu’il n’avait, il voulait tout, lui qui était déjà beaucoup
.
Il séduisit ses compagnons les moins attentifs.
Il les détourna de la contemplation de Dieu comme Beauté suprême.
Puisqu’il connaissait les merveilles futures de Dieu, il voulut prendre, lui, la place de Dieu.
Son esprit troublé lui faisait déjà se voir le chef des futurs hommes, adoré comme la puissance suprême.
Il pensait: “Je sais le secret de Dieu. Je connais les paroles. Son dessein m’est connu. Je peux tout ce qu’il veut, lui. Comme j’ai présidé aux premières opérations de la création, je peux réussir.

Je suis. “Cette parole que Dieu seul peut dire fut le cri qui signa la ruine de l’orgueilleux.
Et il devint Satan.

Il devint “Satan “. En vérité, je te dis que ce nom de Satan n’a pas été donné par l’homme qui a pourtant attribué, sur l’ordre et selon la volonté de Dieu, un nom à tout ce qu’il connaissait, et qui baptise aujourd’hui encore ses découvertes d’un nom inventé par lui.
Mais en vérité je te dis que le nom de Satan vient directement de Dieu; c’est d’ailleurs l’une des premières révélations que Dieu fit à l’âme d’un de ses pauvres enfants qui errait sur la terre. De même que mon Nom très saint a le sens que je t’ai dicté un jour 67, écoute maintenant le sens de cet horrible nom. Ecris le de la façon suivante

Sacrilège      Athéisme   Turpitude   Anticharité   Négation
Orgueilleux     Adverse       Tentateur    Avide            Ennemi,

Voilà ce qu’est Satan. Voilà ce que sont ceux qui sont atteints par la maladie du satanisme. Il est encore: séduction, ruse 70, ténèbres, agilité, iniquité 71, [ce qui reprend] les cinq lettres maudites qui forment son nom, gravées au feu sur son front foudroyé.

Ce sont les cinq caractéristiques maudites du Corrupteur contre lesquelles flamboient mes cinq plaies bénies, dont la douleur sauve ceux qui veulent l'être de ce que Satan ne cesse de leur inoculer.

Les noms de "démon, diable, Belzébuth " peuvent appartenir à tous les esprits des ténèbres. Mais celui ci est le seul qui lui soit personnel.
Au ciel, il n'est appelé que par ce nom, parce qu'on y parle le langage de Dieu, par fidélité d'amour même pour désigner ce que l'on veut; comme Dieu l'a pensé.
Il est le "Contraire ", celui qui est contraire à Dieu. Celui qui est le contraire de Dieu. Chacune de ses actions est donc l'antithèse des actions de Dieu.
Toute sa machination vise à pousser les hommes à s'opposer à Dieu. Voilà qui est Satan.
C'est "se disposer contre moi" en actes.
Il oppose à mes trois vertus théologales la triple concupiscence.
Aux quatre vertus cardinales et à toutes les autres qui proviennent de moi, il oppose le vivier de serpents de ses horribles vices.

Mais comme on dit que la plus grande vertu est la charité, j'affirme que la plus grande de ses antivertus et celle qui me répugne le plus,
c'est l'orgueil. C'est par lui en effet que tout le mal est venu.
C'est pourquoi je dis que, si je puis encore compatir à la faiblesse de la chair qui cède à la tentation de la luxure, je ne peux faire preuve de compassion pour l'orgueil qui, tel un nouveau Satan, veut rivaliser avec Dieu.

Je te parais injuste? Non. Considère que la luxure est, au fond, un vice de la partie inférieure de l'être qui donne à certains des appétits extrêmement voraces qu'ils satisfont à des moments d'abrutissement qui hébètent.
Mais l'orgueil est un vice de la partie supérieure de l'âme, accompli avec une intelligence fine et lucide, un vice prémédité et durable.
Il s'en prend à la partie qui ressemble le plus à Dieu.
Il foule au pied le joyau donné par Dieu. Il fait ressembler à Lucifer.
Mieux que la chair, il sème la souffrance. En effet, la chair pourra faire souffrir une épouse, une femme, mais l'orgueil peut faire des victimes dans des continents entiers, et cela dans tous les milieux.











Mon pouvoir est plus grand que celui de tous les démons


Message du Seigneur à John Leary - Samedi le 8 octobre 2005.

Jésus a dit : « Mon peuple, cette lettre d’invitation au pied de Ma croix demande à tout le monde de partager Ma Parole et Mon amour les uns envers les autres.  Vous étiez tous représentés dans St-Jean, Mon apôtre, quand Je lui ai dit :  « Voici ta mère » en parlant de Ma Sainte Mère. 
Le samedi c’est sa messe et aussi octobre c’est son mois.  En conformité avec la fête du Saint Rosaire d’hier, Je vous encourage tous à prier vos rosaires quotidiennement.  La prière quotidienne c’est la façon de Me partager vos paroles d’amour, et que Je dois faire partie de toutes vos journées. 

Vous affronterez des démons dans les tentations, et même dans les possessions ou les obsessions à travers l’occulte, les drogues et les potions.  Il vaut mieux prier des prières d’exorcisme de libération en groupe, et lorsque vous priez, commandez à ces démons, en Mon Nom au pied de Ma Croix,  de ne jamais retourner dans cette âme. 

Il y a plus de démons parmi les gens que vous ne pouvez l’imaginer
, parce que c’est comment est actuellement le mal de cette époque.  Alors que les tribulations de l’Antichrist s’en viennent, vous verrez même plus de démons, dans une période de mal que vous n’avez pas encore vue. 
Rappelez-vous que Mon pouvoir est plus grand que celui de tous les démons, alors demandez Mon aide toutes les fois que vous êtes tentés, ou que vous êtes défiés par des personnes possédées du démon. »





Révélations de la stigmatisée Marie Julie Jahenny (1850 -1941)
Extrait du livre "Cris du ciel sur le temps qui vient" éditions Résiac
(page 282-283).

(...) Satan demande de pouvoir porter le nom de Prince.
Tu auras droit à tous les noms, à celui de Prince : Prince des Ténèbres, Prince de l'abîme éternel.
Puisque tu ne mets point de borne à tes puissances, dit Satan, laisse-moi libre de m'étendre aussi grandement que tu dois t'étendre, jusqu'à la fin des siècles».
Le Seigneur répond au Démon :
Comme Roi, je serai au-dessus de tout ce que tu feras, au-dessus de tout ce que tu commanderas, de tout ce que tu posséderas. Dans ma puissance éternelle, je commanderai au-dessus de toi.
Satan se révolte. Pourtant il avait reçu son partage.
Prosterne-toi à mes pieds, dit le Seigneur, et adore mes volontés». Satan hésite et dit :
«Je fléchirai le genou... mais à une condition...» II prend une voix autoritaire pour ajouter :
«Laissez-moi libre, libre d'user à mon gré du pouvoir sur la mort, comme vous. Que je puisse l'envoyer en maître !
- Je te laisse le pouvoir de tenter tous les hommes, de les faire souffrir jusqu'à une certaine mesure... mais je serai le maître».
Satan lui demande de pouvoir entrer dans l'étendue de beaucoup de ses pensées, d'en connaître les desseins :
Il t'est défendu d'entrer dans les lumières de l'Homme-Dieu éternel.
Satan demande aussi le pouvoir d'opérer des prodiges.
Tu ne pourras faire longtemps de véritables prodiges, répond le Seigneur, sans qu'ils ne croulent ou ne laissent percer les ténèbres. Tu portes le signe du crime.
Le Seigneur ne lui laisse pas entièrement ce pouvoir, mais il lui en donne quelque chose, ainsi que, par là, nous puissions mériter davantage.
Au commencement, dit le Seigneur, tu ne feras pas beaucoup de prodiges, qu'un petit nombre. Ils ne te serviront qu'à faire le mal». Satan proteste que le partage n'est pas juste.
Un temps viendra, fort loin, réplique le Seigneur, où tu posséderas, dans le monde, une multitude si grande que ton partage dépassera le mien.

Satan se réjouit grandement, sans exprimer hautement sa joie, et le Seigneur, qui connaît sa joie intérieure, ajoute :
Tu deviendras le grand conquérant, pour un espace de temps qui sera trop long et qui, cependant, sera fort court. Pendant que tu feras la conquête des multitudes, j'opérerai des prodiges éclatants et un tremblement de terre, au moment où le monde sera près de périr ; en ce moment, tu triompheras d'une victoire sans mesure.

Ta conquête sera sans borne et sans limite. Je n'aurai pour moi qu'un petit nombre de justes ; toi, tu auras la plus grande partie des hommes.
J'enverrai les ténèbres quand presque toutes les parties du monde, et l'Europe entière, se soulèveront les unes contre les autres. Pendant ces ténèbres, il y aura de nombreuses conversions ; beaucoup d'égarés reviendront à moi dans le repentir.

Alors qu'ils sont sur le point de se séparer, pour rentrer chacun dans son royaume, Satan demande le pouvoir de prendre toutes les formes, afin de passer partout.
Je te laisse la permission de tenter mon peuple, répond le Seigneur, mais jamais je ne te permettrai de prendre la forme divine, ni celle de figures véritables.
Satan demande au Seigneur le pouvoir de se mettre sur la Croix, et de s'y fixer comme il y est, lui-même, représenté. Mais il y réfléchit et demande cette pose seulement pour le temps où il sera devenu le Conquérant de l'Univers.
Jamais, répond le Seigneur, tu ne prendras la forme d'être étendu sur la Croix... Oui, tu seras porté par tes amis sur une croix dont la peinture ressemblera aux flammes dont tu es condamné à brûler éternellement.
Ma croix triomphera, dit Satan, et la vôtre sera portée par des mains et des cœurs souillés.

Vous serez dessus, couvert d'opprobres par ceux que j'aurai persuadés de la prendre sans crainte.

Satan demande encore à Jésus de pouvoir se faire élever quelques temples par les siens.
Je t'ai précipité du ciel dans l'abîme, répond le Seigneur. C'est le seul temple où tu dois toujours rester. Tu y feras ce que tu voudras.
Satan, qui se voit vaincu, s'avise de vouloir tutoyer le Seigneur. Respecte-moi, au nom de mon éternelle puissance.
-Un jour, reprend Satan, un jour, loin de ce jour où nous sommes, vous céderez et me donnerez ma liberté.


C'est à cause de l'orgueil que l'homme a été détruit et que le monde périra, c'est encore à cause de lui que la foi s'affaiblit. L'orgueil est la plus directe émanation de Satan.
J'ai pardonné aux grands pécheurs de la sensualité parce qu'ils étaient privés d'orgueil spirituel. Mais je n'ai pu sauver Doras, Jocanah, Sadoc, Eli et d'autres semblables 72, parce qu'ils étaient "les orgueilleux ". »

Le 30 décembre 1945
Avant la dictée de la page suivante et pendant que je corrige le manuscrit dactylographié, la face démoniaque de Satan m'apparaît.
Seulement le visage. Il rit de façon très sarcastique, toute son expression le montre. Il termine par un rire mauvais et bruyant puis disparaît.

Je me remets à corriger et n'y pense plus. Il était 10 h du matin. Peu avant midi, Jésus me fait la dictée cidessous, à la page suivante. J'ai pensé qu'il valait mieux ajouter cet avant propos. Cependant, je n'ai plus jamais revu le visage bronzé de Satan ni entendu son rire empoisonné, comme s'il était parti pour toujours. Les dernières paroles de Jésus me font penser qu'il ne doit pas être bien loin. (...)


Par M SM de Porrès - Publié dans : Messages Divin - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009


Extraits des révélations de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich


Avant le sabbat, Jésus, accompagné de Lazare, alla à l'hôtellerie que celui ci possédait sur le chemin du désert. Il lui dit en particulier qu'il reviendrait dans quarante jours. à partir de l'hôtellerie, il continua son chemin seul et pieds nus. Il n'alla pas d'abord dans la direction de Jéricho, mais vers le midi, comme s'il eût voulu aller à Bethléhem, en passant entre la résidence des parents de sainte Anne et celle des parents de saint Joseph près de Maspha : alors il se dirigea vers le Jourdain, faisant le tour de tous les villages par des sentiers ; il passa tout contre le lieu où l'arche d'alliance s'était arrêtée, et où Jean avait célébré une fête. Il commença à gravir la montagne à une lieue environ de Jéricho ; et il entra dans une caverne spacieuse. Cette chaîne de montagne, à partir de Jéricho, court entre le levant et le midi, et, de l'autre côté du Jourdain, elle se dirige vers Madian. Jésus commença son jeûne ici, près de Jéricho ; il le continua en divers endroits situés au delà du Jourdain et revint le terminer sur cette première montagne, qui est celle où le diable le transporta. Au sommet de cette montagne, on a une vue très étendue. Elle est en partie couverte de buissons, en partie nue et sauvage. Elle ne s'élève pas jusqu'au niveau de Jérusalem, mais sa base est située beaucoup plus bas, et elle est dans une situation plus isolée. Lé point lé plus élevé des hauteurs de Jérusalem est la colline du Calvaire qui se trouve au niveau du faîte du temple. Du côté de Bethléhem, et vers le midi, Jérusalem aboutit à des escarpements coupés à pic : de ce côté aussi il n'y a pas d'entrée, et tout l'emplacement est occupé par des palais. Jésus gravit pendant la nuit la montagne escarpée et sauvage qu'on appelle aujourd'hui montagne de la Quarantaine. Il y a trois crêtes et trois grottes placées l'une au dessus de l'autre. Derrière la grotte supérieure dans laquelle entra Jésus, l'oeil plongeait dans les sombres profondeurs d'un précipice escarpé : toute la montagne était pleine de fentes effroyables et dangereuses. Cette même grotte, quatre siècles auparavant avait été habitée par un prophète dont j'ai oublié le nom. Elle aussi, à une époque, a longtemps résidé ici en secret : il élargit même l'une des grottes. Il descendit de là parmi le peuple sans que personne sût d'où il venait ; il prophétisait et pacifiait. Cent cinquante ans avant Jésus, des Esséniens, au nombre d'environ vingt cinq, y avaient fait leur demeure. Le camp des Israélites était au pied de cette montagne lorsqu'ils firent le tour de Jéricho en portant l'Arche d'alliance au son des trompettes. La fontaine dont Elisée rendit douces les eaux amères, est aussi dans les environs. Sainte Hélène fit disposer des chapelles dans ces grottes. J'ai vu sur le mur de l'une d'elles une peinture représentant la Tentation. Il y eut plus tard un couvent sur cette hauteur. Je ne puis m'imaginer comment les ouvriers pouvaient venir travailler là. Sainte Hélène a fait construire des églises dans beaucoup de lieux saints de la Palestine. Ce fut elle qui bâtit l'église placée au lieu de la naissance de sainte Anne, deux lieues avant Séphoris. Les parents d'Anne avaient aussi une maison à Séphoris même. Combien il est triste que la plupart de ces saints lieux aient été tellement dévastés, que le souvenir même s'en est perdu ! Lorsque étant jeune fille, j'allais avant le jour dans la neige à l'église de Coesfeld, je voyais distinctement tous ces lieux sanctifiés, et je vis souvent des hommes pieux qui se prosternaient à terre dans le chemin devant les guerriers qui les dévastaient, afin de les préserver de la destruction. Les paroles de l'Ecriture : " II fut conduit par l'Esprit dans le désert, "doivent s'interpréter ainsi : " Le Saint Esprit qui vint sur lui dans le baptême " , en ce sens que Jésus fit participer son humanité à tout ce qui appartient à la Divinité, le poussa à aller dans le désert, et à se préparer, en tant qu'homme, en présence de son Père céleste, aux souffrances auxquelles il était appelé.


27 et 28 octobre

Je vis Jésus à genoux et les bras étendus dans la grotte. Il demandait à son Père céleste de le fortifier et de le consoler dans toutes les souffrances qui lui étaient préparées. Il vit d'avance toutes ses souffrances, et demanda la grâce nécessaire pour chacune d'elles en particulier. Je vis cette vision depuis deux heures jusqu'à quatre heures trois quarts du matin : elle contenait tant de choses, que c'était comme si elle eut duré pour moi une année. Je vis des représentations de toutes les peines, de toutes les douleurs de Jésus jusqu'à sa mort. Je le vis implorer son Père, et recevoir pour chacune d'elles la force, la consolation et tout ce qui la rendait méritoire. Je vis s'abaisser sur lui une nuée blanche et lumineuse aussi grande qu'une église, et après chacune de ses prières, s'approcher de lui de grandes figures incorporelles, lesquelles prenaient la forme humaine quand elles étaient près de lui, lui rendaient hommage et lui apportaient chacune une consolation et une promesse. Je ne puis exprimer tout ce que je vis et comment je le vis. Je vis que Jésus conquit pour nous dans le désert tout ce qui nous est donné de consolations, d'encouragements, de secours, de victoires dans les luttes que nous avons à soutenir ; qu'il acheta pour nous tout ce qui peut rendre méritoires nos combats et nos triomphes ; qu'il prépara d'avance pour nous tout ce qui fait la valeur de nos mortifications et de nos jeûnes ; qu'enfin il offrit à Dieu le Père tous les travaux et toutes les souffrances qui l'attendaient pour donner du prix aux travaux futurs, aux luttes spirituelles, aux efforts faits dans la prière par tous ceux qui croiraient en lui. Je vis aussi le trésor que Jésus amassait par là pour l'Eglise et qu'elle ouvre dans le temps du Carême. Je vis Jésus avoir une soeur de sang pendant cette prière, et je me trouvai moi même, lors de cette vision, ha tête et la poitrine inondées de sang. En ce moment, le jour commençait à poindre. Aujourd'hui, Jésus descendit de la montagne vers le Jourdain, entre Galgala et le lieu où Jean baptisait, qui était environ une lieue plus au midi. Il s'embarqua lui même sur une poutre qui se trouvait là pour traverser le Jourdain dans cet endroit étroit et profond que je ne connaissais pas auparavant. Il passa sur la rive orientale, puis, laissant à droite Bethabara et coupant plusieurs routes qui conduisaient au Jourdain, il entra dans les montagnes par le désert, en suivant des sentiers escarpés qui se dirigeaient entre le levant et le midi il passa par une vallée qui va vers Callirrhoé, et où il traversa une petite rivière, puis il s'avança plus au nord, en suivant une arête de montagne jusqu'à un endroit où l'on a en face de soi, dans la vallée, la ville de Jachza. C'était là que les enfants d'Israël avaient battu Sehon, roi des Amorrhéens. Dans ce combat, les Israélites étaient trois contre seize : mais il y eut un miracle en leur faveur. un bruit effrayant se fit entendre au dessus des Amorrhéens et les frappa de terreur. Jésus était alors sur des montagnes extrêmement sauvages : c'était quelque chose d'encore plus âpre que la montagne voisine de Jéricho. On se trouve à peu près en face de celle ci. Le mont du désert où est Jésus est à environ neuf lieues du Jourdain. C'est ici que Jésus fera son jeûne de quarante jours. Ici aussi il a prié et vu dans toute leur étendue les souffrances qui l'attendent. Satan n'est pas encore venu près du Sauveur. La divinité et la mission de Jésus lui sont tout à fait cachées. Il n'a compris les paroles : ' C'est mon Fils bien aimé dans lequel je me complais, "que comme s'il s'agissait d'un homme, d'un prophète. Toutefois, Jésus a déjà à souffrir des luttes intérieures fréquentes et de diverse nature. La première tentation fut cette pensée : " Ce peuple est trop pervers : dois je souffrir tout cela pour eux, sans pourtant faire l'oeuvre complètement ". Mais sa charité et sa miséricorde infinies lui firent vaincre cette tentation causée par la vue de toutes ses souffrances.


29 octobre

Je vis Jésus dans une étroite grotte de montagne située dans la contrée de Jachza. Il était à genoux, priait sans relâche et parlait à son Père. Je vis tous les péchés du monde entier se présenter devant ses yeux, à partir de la chute originelle de l'homme. Tout cela vint sur lui comme de grands nuages orageux : il vit tout ce qu'il avait à souffrir pour cela, ce qui serait gagné et ce qui serait perdu. Des anges vinrent encore près de lui. Je vis Satan se glisser près de là : il s'approcha de l'entrée de la grotte et y fit du bruit. Il avait pris la figure d'un des fils des trois veuves que Jésus affectionnait particulièrement. Il pensait que Jésus se mettrait en colère en voyant que ce disciple l'avait suivi malgré sa défense. C'était ridicule et absurde à Satan. Jésus ne tourna même pas les yeux de son côté. Satan regarda dans la grotte et se mit à tenir toute espèce de propos sur Jean Baptiste, qui, disait il, en voulait beaucoup à Jésus de ce qu'il faisait baptiser en certains endroits, ce qu'il ne lui appartenait pas de faire.


Le 30 octobre, la narratrice ne communiqua aucune vision, mais le mercredi 31 octobre, elle dit : "Jusqu'à quatre heures du matin, j'ai eu la vision qui suit. Je vins près de Jésus dans la grotte. Elle me parut cette fois plus spacieuse : hier je n'en avais vu que l'entrée. Il s'y trouvait une ouverture par laquelle entrait un air pénétrant et froid. Dans cette saison de l'année, le temps ici est très froid et très nébuleux. La grotte était âpre et rocailleuse et le sol très inégal. Elle était formée d'une pierre veinée de couleurs variées, qu'on aurait prises pour de la peinture si elle eût été polie. Aux alentours du rocher, il venait quelques broussailles : on voyait là aussi des quartiers de roc qui ressemblaient presque à des buissons. La grotte était assez spacieuse pour que Jésus put s'agenouiller et se prosterner à une place où il n'avait pas l'ouverture au dessus de sa tête. Lorsque je vins près de Jésus, il était étendu la face contre terre. Je me tins longtemps près de lui, et je regardai ses pieds que sa robe laissait découverts jusqu'aux chevilles : ils étaient rouges et blessés par les rudes sentiers qu'il avait suivis, car il était allé pieds nus dans le désert. Je le vis tantôt se redresser, tantôt prier la face contre terre. Je pus tout voir, car il était environné de lumière. une fois un bruit partit du ciel, et une grande clarté se répandit dans la grotte : il vint toute une troupe d'anges qui portaient divers objets. Je me sentis tellement oppressée et accablée, qu'il me sembla entrer, pour ainsi dire, dans la paroi du rocher : j'eus l'impression que j'enfonçais, et je me mis à crier : "J'enfonce ! je vais enfoncer près de mon Jésus ! "Là dessus je m'éveillai, j'allumai ma lumière, j'entendis sonner l'heure, et je vis tout ce qui suit étant éveillée. Je vis les anges s'incliner devant Jésus, lui rendre hommage et lui demander s'ils devaient lui présenter ce qu'ils étaient chargés de lui apporter ; ils lui demandèrent aussi si c'était toujours sa volonté de souffrir comme homme pour les hommes, ainsi que ç'avait été sa volonté lorsqu'il était descendu du sein de son Père céleste et s'était incarné dans le sein de la Vierge. Jésus ayant accepté de nouveau ces souffrances, les anges érigèrent devant lui une grande croix dont ils avaient apporté séparément les différentes parties. Cette croix avait la forme que je lui ai toujours vue, mais elle se composait de quatre pièces de même que les pressoirs en forme de croix, que je vois dans mes visions. Ainsi, la partie supérieure de l'arbre de la croix, qui s'élève entre les deux bras, était séparée. Je crois avoir vu là environ vingt cinq anges. Cinq portaient la partie inférieure de la croix, trois la partie supérieure, trois le bras gauche, trois le bras droit, trois le morceau de bois où posaient les pieds, trois portaient une échelle, un autre une corbeille avec des cordes et des outils, d'autres une lance, un roseau, des verges, des fouets, une couronne d'épines, des clous et aussi les habits dont il devait être revêtu par dérision ; enfin tout ce qui figura dans sa passion se trouvait là. La croix était creuse : elle s'ouvrait comme une armoire, et elle était remplie partout d'innombrables instruments de martyre de toute espèce. Au milieu, à l'endroit où le coeur de Jésus fut percé, un assemblage des instruments de supplice les plus variés représentait toutes les tortures imaginables. La couleur de la croix était d'un rouge de sang dont la vue causait une émotion douloureuse. Toutes les parties et toutes les places de cette croix étaient teintes de couleurs différentes d'après lesquelles on pouvait reconnaître la peine qui y serait endurée ; de chacun de ces endroits partaient des rayons qui aboutissaient au coeur. Les instruments mis chacun à leur place étaient également la figure des tortures qu'ils devaient causer. Il y avait en outre dans la croix des vases avec du fiel et du vinaigre, puis aussi de l'onguent, de la myrrhe et quelque chose qui ressemblait à des aromates ; tout cela vraisemblablement avait rapport à la mort du Sauveur et à sa sépulture. Il y avait encore une quantité de longues banderoles déroulées comme des écriteaux de différentes couleurs, de la largeur de la main, sur lesquelles étaient inscrites des souffrances de divers genres. Les couleurs indiquaient avec leur différents degrés d'épaisseur les ténèbres où les souffrances du Sauveur avaient à faire pénétrer la lumière. La couleur noire désignait ce qui devait se perdre ; la couleur brune, ce qui était trouble, desséché, mélangé, souillé ; la couleur rouge, ce qui était appesanti, terrestre, sensuel ; la couleur jaune marquait la mollesse et la répugnance à souffrir. Il y avait des bandes moitié jaunes, moitié rouges, qui devaient devenir entièrement blanches ; d'autres étaient complètement blanches, d'une blancheur de lait, et l'écriture y était lumineuse ; on voyait à travers. Celles ci désignaient ce qui était gagné, ce qui était accompli. Tous ces rubans avec leurs couleurs donnaient comme le compte des douleurs et des travaux de toute espèce, que Jésus aurait à supporter dans sa carrière avec ses disciples et d'autres personnes. On lui mit aussi devant les yeux, tous les hommes par lesquels devaient lui venir le plus souvent des souffrances cachées ; ainsi les Pharisiens avec leur malignité, le traître Judas, les Juifs sans pitié pour sa mort cruelle et ignominieuse. Les anges disposèrent et firent passer tout cela sous les yeux du Sauveur avec un respect indicible et une solennité sacerdotale ; quand toute la passion fut figurée et représentée devant lui, je le vis pleurer ainsi que les anges. Ensuite les anges se retirèrent et je fus ravie dans une vision concernant les pauvres âmes du purgatoire.


2 novembre

Comme j'étais près du Seigneur, je le vis prier, la face contre terre. Le diable avait fait apparaître devant lui sept à huit de ses disciples. Ils entrèrent un à un dans la grotte et dirent qu'ils avaient appris par Eustache où il était, qu'ils l'avaient cherché pleins d'inquiétude, qu'il ne devait pas les abandonner pour se réduire à la dernière détresse sur le haut de cette montagne. On tenait tant de propos sur son compte, disaient ils ; il ne devait pourtant pas se laisser imputer telle et telle chose. Mais Jésus ne répondit rien, si ce n'est : `` Retire toi de moi, Satan, le temps n'est pas encore venu. " Alors tout disparut.


3 novembre

Je vis le Seigneur prier dans la grotte, la face contre terre. I| était tantôt agenouillé, tantôt debout ; je l'ai vu aussi une fois couché sur le côté. Je vis un homme très vieux, très faible, d'un aspect vénérable, gravir péniblement la montagne escarpée. C'était chose si difficile pour lui que j'en avais pitié. Il s'approcha de la grotte et tomba tout épuisé à l'entrée en poussant un gémissement plaintif. J'étais presque chagrine de ce que Jésus ne venait pas à son aide ; mais il ne le regarda même pas. Le vieillard se releva lui même et dit à Jésus qu'il était un Essénien du mont Carmel, qu'il avait entendu parler de lui et que, quoique mourant, il était venu à sa suite jusqu'ici. Il le priait donc de vouloir bien l'accueillir et s'entretenir avec lui de choses saintes ; lui aussi savait ce que c'était que jeûner et prier, disait il, quand deux personnes s'unissent ensemble en Dieu, l'édification est plus grand, etc. Jésus ne répondit que quelques mots, comme : " Arrière, Satan, le temps n'est pas encore venu. " Alors, je commençai à voir que c'était Satan, car lorsqu'il se retira et s'évanouit, je le vis devenir sombre et plein de rage. Alors je trouvai risible qu'il se fût jeté par terre et qu'il eût été obligé de se relever à lui tout seul. Satan ne connaissait pas la divinité du Christ. Il le prenait pour un prophète ordinaire. Il avait vu sa sainteté dès sa jeunesse et aussi la sainteté de sa mère qui ne faisait aucune attention à Satan. Elle n'était accessible à aucune tentation. Il n'y avait rien en elle à quoi il pût se prendre. Elle était la plus belle des 20 vierges et des femmes, mais elle n'avait jamais eu sciemment de prétendants, sinon lors de l'épreuve qui fut faite dans le temple avec des branches d'arbre, et à la suite de laquelle il lui fallut prendre un mari. Ce qui induisait le mauvais esprit en erreur, c'était que Jésus n'avait point vis à vis de ses disciples la même sévérité que les pharisiens, en ce qui touchait certains usages de peu d'importance. Il le croyait un homme parce que quelques irrégularités de ses disciples scandalisaient les Juifs. Comme il avait souvent vu Jésus plein de feu et d'ardeur, il chercha d'abord à l'irriter en lui montrant ses disciples le suivant malgré lui ; l'ayant vu plein de miséricorde, il voulut le toucher en se montrant sous la figure d'un pauvre vieillard tombant en défaillance, puis entrer en discussion avec lui en qualité d'Essénien.


4 et 5 novembre

Je vis près de la grotte une nuée lumineuse dans laquelle j'aperçus comme des visages. Il en sortit des anges qui avaient la forme humaine. Ils allèrent à Jésus, le fortifièrent et le consolèrent. Le dixième jour, 5 novembre, je vis Jésus prosterné dans la grotte, la face contre terre. Je le vis prier agenouillé et debout et je vis des anges entrer et sortir.


6 novembre

Je vis Jésus dans la grotte couché sur le côté et je vis apparaître l'essénien Eliud qui s'approchait de lui. C'était encore Satan, et je compris qu'il devait avoir connaissance que tout récemment la croix avait été présentée à Jésus, car il lui dit avoir appris par une révélation quels terribles combats lui avaient été montrés, combats qu'il avait bien senti être au dessus des forces de Jésus. Il n'était pas non plus, disait il, en état de jeûner quarante jours, c'est pourquoi il était venu, poussé par l'affection qu'il lui portait, pour le voir encore une fois, et pour le prier de lui permettre de lui tenir compagnie dans sa solitude, ajoutant qu'il voulait se charger d'une partie de son voeu. Jésus ne prêta aucune attention à tout cela. Il se releva, leva les mains au ciel et dit : " Mon père, retirez moi cette tentation ! " Je vis alors Satan se montrer plein de rage et disparaître. Jésus alors se mit à genoux pour prier. Au bout de quelque temps, je vis s'approcher trois jeunes gens qui l'avaient accompagné lorsqu'il était sorti pour la première fois de Nazareth et qui l'avaient quitté plus tard. Ces jeunes gens s'avancèrent d'un air timide, se prosternèrent devant Jésus et se plaignirent de ne pouvoir trouver de repos nulle part tant qu'il ne leur avait pas pardonné. Ils le prièrent de les prendre en pitié, de les admettre de nouveau et de les laisser jeûner avec lui comme pénitence. Ils voulaient, dorénavant, être les plus fidèles de ses disciples. Ils se lamentaient très haut et ils étaient entrés dans la grotte en faisant toute sorte de bruit autour de lui. Jésus se releva, étendit les mains et invoqua Dieu, et ils disparurent.


7 et 8 novembre

Comme je regardais Jésus qui priait à genoux dans la grotte, je vis Satan, vêtu d'une robe resplendissante, arriver à travers les airs et planer près de l'endroit où le rocher était coupé à pic. De ce côté, il n'y a pas d'entrée dans la grotte, mais seulement quelques fissures : c'est le côté du levant.


9 novembre

Remarque de l'écrivain le 8 novembre 1821 : La vision de ce jour sur le jeûne de Jésus fut continuellement mêlée à d'autres visions où la narratrice se livrait à ces travaux qu'elle avait coutume de faire la nuit dans son oraison : c'est du reste ce qui arrive le plus souvent et de là vient qu'elle a rarement le temps de faire des communications complètes. Toute la série de ses contemplations nocturnes a la forme d'un voyage qu'elle fait sous {a conduite de son ange gardien. Le but spirituel de ce voyage se détermine d'après les travaux en oraison qui lui sont assignés, suivant les circonstances de l'époque où elle vit ou suivant le temps de l'année ecclésiastique. Le point central de ce voyage est la Terre Promise, où elle retrouve chaque jour ses visions sur la vie de Jésus et où la tâche qu'elle a pour le moment, remplir dans son oraison s'unit aux mérites de ce jour de la vie du Rédempteur. Dans ce voyage, elle passe par les contrées où ont vécu les saints dont on fait la fête ce jour là, elle se mêle à leur vie, unit leurs mérites aux mérites de Jésus, et les applique au succès des prières qu'elle a à faire pour les pays avec lesquels ces saints ont quelque relation particulière. Il en est ainsi sur tout le chemin qu'elle parcourt soit pour aller, soit pour revenir et à cela se mêle la vue de tous les besoins et de toutes les misères du présent et de l'avenir. Or depuis le 2 novembre, jour des Morts, sa principale occupation était de prier pour l'Eglise souffrante. Elle faisait ainsi l'oeuvre d'un chrétien, qui, priant et contemplant. suit, à travers le temps, comme un fit conducteur, la série des jours de l'année ecclésiastique. La vision d'aujourd'hui sur la vie de Jésus se présenta de la manière suivante : Je vis cette nuit Jésus prier dans la grotte, tantôt couché, tantôt à genoux, tantôt debout. Pendant la plus grande partie de la nuit, j'ai été dans la grotte près de Jésus, agenouillée moi même et priant. J'ai eu une terrible nuit. Il faisait si mauvais et si froid sur cette montagne. Il y eut de l'orage et il est tombé beaucoup de pluie et de grésil. J'ai vu les misères morales du monde entier et aussi ma propre abjection. J'ai vu le triste état de l'Eglise et les chutes de tout genre des prêtres. J'ai vu les grâces et les ressources innombrables que Jésus nous a octroyées, et j'ai eu le sentiment de tout ce qu'il a déjà conduis pour nous, rien que dans ce pénible jeûne du désert. J'étais toute brisée et comme broyée : j'éprouvais en outre pour Jésus qui était près de moi, une compassion qui me déchirait le coeur, et j'avais en même temps le sentiment de ma propre méchanceté. Et pourtant au milieu de toutes ces douleurs, ma faiblesse faisait que je ne pouvais m'empêcher de me dire de temps en temps : " Pourquoi Jésus ne me dit il rien ? Pourquoi ne me dit il pas : Lève toi ! " car je me croyais hors d'état de supporter toutes ces peines. Comme j'étais prête à m'impatienter, il ne me dit rien que ce seul mot : Patience ! et je me sentis soulagée. Je restai là encore quelque temps étendue par terre et j'eus le sentiment complet du désert, avec son âpre température et celui des douleurs de Jésus. Alors à travers le froid, il m'arriva un air tiède et une sensation agréable. Trois âmes pleuraient près de moi dans la grotte et chacune avait deux anges à côté d'elles : elles remercièrent à propos de souffrances qui les avaient soulagées et disparurent. Je les connaissais alors, maintenant je ne les connais plus. Je suis encore dans un état misérable. Il m'a été aussi ordonné de prier pour prévenir des malheurs imminents que j'ai vus, mais surtout à l'occasion des mariages mixtes à propos desquels il m'a été montré que des maux innombrables en résultent pour l'Eglise.


10 et 11 novembre

Je vis Jésus comme toujours prier dans la grotte prosterné, agenouillé ou debout. Il porte son vêtement ordinaire. Seulement sa robe est lâche et n'est pas attachée : il n'a pas de ceinture et il a les pieds nus. Son manteau est posé par terre avec sa ceinture et une paire de poches comme en portent les Juifs, et il s'y appuie quelquefois il ne mange ni ne boit : il souffre souvent de la faim. Des anges le réconfortent. Alors il descend sur lui comme une nuée légère, et il coule dans sa bouche comme une espèce de rosée. Les quarante jours, dans le désert, sont un nombre mystérieux et se rapportant, comme les quarante années des Israélites dans le désert, à quelque chose que j'ai oublié. Jésus a chaque jour un nouveau travail à accomplir par sa prière ; chaque jour il conquiert pour nous de nouvelles Grâces, et ce qui a précédé ne se représente jamais. Sans ce travail auquel il s'est soumis, jamais notre résistance aux tentations n'aurait pu être méritoire. Le il j'ai vu Jésus prier comme précédemment dans différentes postures.


12 novembre

Je vis Satan sous la figure d'un vieil ermite du mont Sina venir vers Jésus dans là grotte. Il gravissait péniblement la montagne ; il était à moitié nu ; son corps était couvert comme de peaux de bêtes, et il avait une longue barbe ; il y avait dans sa physionomie quelque chose de moqueur et d'astucieux. Il lui dit qu'un Essénien du mont Carmel, qui était venu le voir, lui avait parlé du baptême de Jésus, de sa sagesse, de ses miracles et du jeûne rigoureux qu'il faisait actuellement. Là dessus, malgré son grand âge, il avait entrepris ce long voyage pour venir le trouver : il voulait s'entretenir avec lui, d'autant plus qu'il avait une longue expérience de la mortification. Il pensait que Jésus en avait assez fait et devait maintenant se reposer : il voulait, lui, se charger d'une partie de ce qu'il s'était imposé. Il dit beaucoup de choses dans ce sens. Jésus regarda de côté et dit : "Retire toi de moi, Satan ! "Alors je vis Satan tout ténébreux et, sous la forme d'un globe noir, rouler avec fracas jusqu'au bas de la montagne. Je demandai alors intérieurement comment il se faisait que la divinité de Jésus restât si parfaitement cachée pour Satan, et je reçus à ce sujet de belles et admirables instructions ; je me préoccupais vivement de savoir comment je pourrais raconter tout cela, mais je l'ai tout à fait oublié : je vis clairement l'extrême avantage qu'il y avait pour les hommes à ce que ni Satan, ni eux n'en eussent connaissance ; il leur fallait apprendre à croire. Le Seigneur me dit notamment quelque chose que j'ai retenu. "L'homme n'a pas su que le serpent qui l'a séduit était Satan, c'est pourquoi Satan, non plus, ne doit pas savoir que c'est Dieu qui rachète l'homme. c J'eus, à cette occasion, de très belles visions, et je vis que Satan ne connut la divinité du Christ que lorsqu'il délivra les âmes des limbes.

Du 14 au 16 novembre, elle fut trop malade pour pouvoir rien raconter. Le 17, elle dit : J'ai vu tous ces jours ci Jésus prier dans la grotte et jeûner. J'ai oublié les détails La grotte n'est pas tout à fait au sommet de la montagne.


18 novembre

Je vis aujourd'hui Satan entrer dans la grotte sous la figure d'un homme de distinction de Jérusalem. Il dit qu'il venait par suite du grand intérêt qu'il lui portait, car il situait que sa mission était de rendre la liberté aux Juifs. Il lui raconta en outre toutes les contestations qui avaient eu lieu à Jérusalem à son sujet et tout ce qui avait été dit. Il venait le voir pour prendre sa cause en main. Il voulait aller avec lui à Jérusalem où ils demeureraient ensemble dans le palais d'Hérode (elle croit qu'il s'agit de l'Hérode dont l'autre Hérode, qui habitait à Callirrhoé, avait enlevé la femme). Il me sembla que c'était un agent de cet Hérode. Il ajouta que Jésus pouvait faire venir là ses disciples en secret et procéder à la réalisation de ses projets. Il le pressa de venir avec lui sans retard. Il débita tout cela à Jésus très au long. Jésus ne le regarda pas, nais il pria avec ardeur, et je vis Satan se retirer ; sa figure devint hideuse, et il sortit de son nez comme du feu et de la vapeur, après quoi il disparut.


19-20 novembre

Pendant cette nuit où je fus malade à mourir, j'étais depuis la veille au soir en contemplation prés de Jésus dans la grotte, et je vis toute sa passion grandir devant lui comme un arbre qui croît. J'en vis tous les détails dans des tableaux merveilleux jusqu'à son crucifiement avec ses tortures et ses affreuses souffrances. Dans ces représentations je vis, comme toujours, la croix faite de cinq espèces de bois, avec des bras insérés dans le tronc, un coin sous chaque bras et un morceau de bois pour soutenir les pieds. La partie de l'arbre qui était au dessus de la tête et où l'écriteau était attaché était surajoutée, car d'abord l'arbre était trop court pour qu'on pût placer l'inscription au dessus de la tête. à propos de cette addition, la Soeur mentionne quelque chose comme des feuilles : elle dit aussi une fois : " C'est placé au dessus comme un couvercle sur un étui. " Je vis tout cela dans un merveilleux tableau symbolique, et je vis en outre toutes sortes de transformations mystérieuses dans le Saint Sacrement. Je crois que Jésus eut aussi ces visions, car je vis près de lui des anges qui vénéraient ces mystères. Je m'éveillai alors dans les douleurs les plus cruelles, mais je me réjouissais toujours de m'endormir de nouveau pour éprouver ces souffrances. Tous ces jours ci je vis Jésus dans la grotte riant et jeûnant, et je m'unis à lui pour prier, pour renoncer et pour surmonter toute répugnance.


Le 28 novembre, elle dit : J'ai vu aujourd'hui des anges montrer à Jésus, dans plusieurs tableaux, l'ingratitude des hommes, le doute, la raillerie, l'injure, la trahison, le reniement, tout ce que devaient faire ses amis et ses ennemis jusqu'à sa mort et après sa mort, et tout ce qui devait se perdre de ses travaux et de ses peines. Il vit tout cela, et dans son angoisse, il eut une soeur de sang. Pour le consoler, ils lui montrèrent alors tout ce qui était gagné. Ils lui montraient tout du doigt, à mesure que les tableaux se succédaient.


Le 29, elle dit : J'ai vu aujourd'hui Jésus tout épuisé de ses luttes et plongé dans la tristesse, en considérant la grandeur des pertes et l'inutilité de ses efforts pour le salut d'un bien grand nombre d'hommes.


30 novembre

J'ai vu aujourd'hui Jésus soumis à une tentation : il commençait à avoir grand faim et surtout à souffrir beaucoup de la soif. Je le vis, il est vrai réconforté quelquefois par des anges, mais jamais manger ni boire : je ne je vis jamais non plus hors de la grotte. il n'y avait pas en lui d'amaigrissement sensible, mais il était devenu très blanc et très pâle. Je vis Satan s'approcher de lui sous la figure d'un vieil ermite et lui dire : " J'ai bien faim, je vous prie de me donner des fruits qui sont là sur la montagne devant la grotte, car je ne peux pas en cueillir sans la permission du propriétaire (il feignait de prendre Jésus pour le propriétaire) ; asseyons nous donc ensemble et parlons de choses édifiantes. À, Il y avait, non pas à l'entrée, mais ailleurs, à quelque distance, près du côté opposé de la grotte qui regardait le levant, des figues et une espèce de fruit semblable à la noix, mais avec une enveloppe plus molle, comme celle des nèfles : il y avait aussi des baies. Jésus lui dit : " Retire toi de moi ! toi qui es menteur depuis le commencement des siècles, et n'endommage pas ces fruits '. Alors je vis l'ermite, transformé en une petite figure noire, fuir comme un trait par dessus la montagne et une vapeur sombre sortir de sa bouche. Je ne savais pas qu'il pût endommager ces fruits, quoique je pensas bien qu'il laissait après lui une odeur infecte.


Aujourd'hui, jour de la fête de saint André, elle parla de lui et raconta ceci entre autres choses : André est allé aujourd'hui chez un frère ou demi frère qu'il avait, indépendamment de Pierre, et qui est devenu disciple. André s'entretint avec lui : il était triste et inquiet de ce que Jésus était dans le désert depuis si longtemps : il était agité au sujet de son retour, et il avait des doutes à combattre. Il s'entretint aujourd'hui avec son frère à ce sujet.


2 décembre

Satan vint encore trouver Jésus sous la figure d'un voyageur. Il lui demanda s'il ne voulait pas manger des beaux raisins qui étaient dans le voisinage et qui étaient si bons pour apaiser la soif. Jésus ne répondit rien et ne tourna même pas les yeux de son côté. Le jour d'après, il le tenta de la même façon en lui parlant d'une source.


3 décembre

Vers midi, je vis Satan venir vers Jésus dans la grotte. Il vint en qualité de savant faiseur de tours : il lui dit qu'il venait à lui comme à un sage, et voulait lui montrer que lui aussi savait faire quelque chose, l'engageant à le regarder faire. Alors il lui fit voir, suspendue à son bras, une machine semblable à une boule, ou plutôt à une cage d'oiseau. Jésus ne le regarda pas, tourna le des et entra plus avant dans la grotte. Ce fut la première fois que je vis pareille chose. J'ai vu ce qu'il y avait à voir dans la boîte. On y avait sous les yeux un paysage ravissant, un jardin de plaisance agréable, plantureux, plein de beaux ombrages, de sources fraîches, d'arbres chargés de fruits et de raisins magnifiques. Tout cela était si rapproché, qu'on semblait le toucher, et il s'y produisait des changements à vue de plus en plus attrayants. Jésus lui tourna le des, et Satan disparut. Cette tentation avait encore pour but d'interrompre le jeûne de Jésus, qui maintenant commençait à ressentir vivement la faim et la soif. Satan ne sait pas comment s'y prendre avec lui. Il connaît les prédictions faites à son sujet, et il sent aussi que Jésus a autorité sur lui, mais ignore qu'il est Dieu, qu'il est le Messie que rien ne peut empêcher de faire son oeuvre, parce qu'il le voit jeûner, soutenir des luttes, avoir faim, en un mot, parce qu'il le voit pauvre, sujet à bien des souffrances, semblable en tout à un homme ordinaire. En cela, Satan est, à quelques égards, aussi aveugle que les pharisiens : mais il le regarde comme un saint homme que dans tous les cas il peut tenter et faire faillir.


4 décembre

Je vis Jésus agité et très combattu il souffrait de la faim et de la soif. Je le vis plusieurs fois devant la grotte. Je vis vers le soir Satan gravir la montagne sous la figure d'un homme grand et robuste ; il avait pris en bas deux pierres qui étaient de la grandeur de deux petits pains, mais anguleuses, et je vis qu'en montant il les maniait et leur donnait complètement la forme de pains. Il y avait dans son aspect quelque chose d'incroyablement farouche lorsqu'il vint vers Jésus dans la grotte. Il tenait une des pierres dans chaque main, et il lui parla à peu près en ces termes : " Tu fais bien de ne pas manger de fruits, ils ne font qu'irriter l'appétit ; mais si tu es le Fils bien aimé de Dieu sur qui l'Esprit est descendu à son baptême, vois ces pierres auxquelles j'ai fait prendre la forme de pains : change les maintenant en pain." Jésus ne regarda pas Satan : je l'entendis seulement prononcer ces paroles : " L'homme ne vit pas seulement de pain. "Je n'ai entendu distinctement ou retenu que ces paroles : dans l'Evangile il y en a d'autres encore qui vraisemblablement m'ont échappé, car alors je vis Satan au comble de la rage. Il étendit ses griffes vers Jésus, et je vis alors les deux pierres posées sur ses bras. Après cela il s'enfuit, et je ne pus m'empêcher de rire en le voyant obligé de remporter ses pierres.


Vers le soir du jour suivant, je vis Satan, sous la figure d'un ange puissant, voler vers Jésus avec grand bruit Il avait une espèce de vêtement de guerre, comme je le vois aux apparitions de saint Michel ; mais à travers son plus grand éclat on peut toujours distinguer quelque chose de sombre et de furieux. Il se vanta en présence de Jésus, et lui dit à peu près : " Je veux te faire voir qui je suis, ce que je puis, et comment les anges me portent dans leurs mains. Voilà Jérusalem ! voilà le temple ! Je te porterai sur son faite le plus élevé. Montre alors ce que tu peux faire : voyons si les anges te porteront jusqu'en bas. "Pendant qu'il parlait ainsi, il me sembla voir Jérusalem et le temple tout contre la montagne, mais je crois que c'était seulement une vision. Jésus ne lui fit aucune réponse. Alors Satan le prit par les épaules et le porta à travers les airs, à Jérusalem, mais en volant près de terre : il le posa sur la cime d'une des quatre tours qui s'élevaient aux quatre coins de l'enceinte du temple, et que jusqu'alors je n'avais pas remarquées. Cette tour était du côté occidental, vis à vis la forteresse Antonia. La montagne du temple était presque à pic en cet endroit. Ces tours étaient comme des prisons : dans une d'elles on gardait les vêtements précieux du grand prêtre. Elles étaient terminées par une plate forme autour de laquelle on pouvait marcher. Au milieu s'élevait encore une coupole creuse que surmontait une grosse boule sur laquelle il y avait place pour deux personnes. On pouvait de là voir au dessous de soi le temple tout entier. Ce fut sur ce point culminant de la tour que Satan plaça Jésus : celui ci gardait le silence. Mais Satan vola d'en haut jusqu'au sol et lui dit : "Si tu es le Fils de Dieu, montre ta puissance et descends à ton tour, car il est écrit : il ordonnera à ses anges de te porter dans leurs mains, de peur que tu ne te heurtes contre la pierre. "Mais Jésus répondit : `` il est écrit aussi : Tu ne tenteras pas ton Seigneur. "Sur quoi Satan revint à lui plein de rage, et Jésus dit : " use du pouvoir qui t'a été donné. Alors Satan, saisi d'une nouvelle fureur, le saisit de nouveau par les épaules et vola avec lui au dessus du désert, dans la direction de Jéricho. Satan, cette fois, me parut voler plus lentement. Je le vis, dans sa colère et sa rage contre Jésus, planer tantôt haut, tantôt bas, et en vacillant, comme quelqu'un qui veut décharger sa colère, et qui n'est pas maître de le faire. Il porta Jésus à sept lieues de Jérusalem, sur cette même montagne ou il avait commencé son jeûne. J'ai vu qu'en le portant il passa tout contre le grand et vieux térébinthe dont j'ai eu récemment près de moi une relique que j'ai reconnue. Ce bel et grand arbre s'élève dans l'ancien jardin d'un Essénien, de ceux qui ont autrefois habité ici : Elle aussi y séjourna. Le térébinthe était derrière la grotte, à peu de distance de l'escarpement à pic. Trois fois par an on fait des entailles aux arbres de celle espèce, et on en tire un baume d'assez médiocre qualité. Satan posa le Sauveur au point culminant de la montagne sur un rocher inaccessible qui surplombait : ce point est beaucoup plus haut que la grotte. Il faisait nuit : mais pendant que Satan montrait les divers points de l'horizon, tout était éclairé, et on voyait dans toutes les directions les plus beaux pays du monde. Le démon parla à peu près en ces termes : "Je sais que tu es un grand docteur, que lu veux rassembler des disciples autour de toi et répandre ta doctrine. Vois tous ces magnifiques pays, ces puissantes nations, et vois aussi ce qu'est en comparaison d'eux la petite Judée. C'est là qu'il faut aller : Je te donnerai tous ces pays si tu te prosternes devant moi pour m'adorer. Par cette adoration, le démon entendait une posture humble et suppliante que prenaient souvent les Juifs d'alors et en particulier les Pharisiens devant de grands personnages et des rois quand ils voulaient obtenir d'eux quelque chose. Le démon présentait ici à Jésus, sur une plus grande échelle, une tentation semblable à celle par laquelle il avait cherché à le séduire lorsqu'il était venu le trouver, sous la figure de l'agent d'un Hérode de Jérusalem, et l'avait engagé à venir dans le palais que le roi avait dans cette ville, en lui promettant de l'aider dans son entreprise. Lorsque Satan montrait ainsi les divers points de l'horizon, on voyait apparaître de grands pays avec les mers qui les baignaient, puis leurs villes, puis leurs monarques dans tout l'éclat d'une pompe triomphale, avec leur cortège et leurs armées. On voyait tout cela aussi distinctement que si l'on en eût été tout près et même encore plus distinctement ; on était réellement dans tous ces lieux, et chaque scène, chaque peuple se montrait avec la pompe et l'éclat qui lui étaient propres, avec ses moeurs et ses usages particuliers. Satan fit ressortir les prérogatives de chaque peuple et montra avec une insistance particulière un pays où l'on voyait de grands et beaux hommes magnifiquement vêtus, ressemblant presque à des géants. Je crois que c'était la Perse : il conseilla à Jésus d'aller de préférence enseigner là. Il lui montra là Palestine comme une petite contrée insignifiante. C'était un spectacle merveilleux : on voyait tant de choses et si clairement, et tout était si brillant et si magnifique ! Jésus ne dit que ces mots : "Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. Retire toi de moi, Satan. Alors je vis Satan, sous une forme incroyablement hideuse, s'élancer du haut du rocher dans le précipice, et disparaître comme si la terre l'eut englouti. Aussitôt après, je vis une troupe d'anges s'approcher de Jésus et s'incliner devant lui : ils le portèrent, je ne sais de quelle manière, comme sur leurs mains, et, planant doucement avec lui près du rocher, ils le ramenèrent dans la grotte où il avait commencé son jeûne de quarante jours. Il y avait douze anges principaux avec d'autres troupes d'assistants qui formaient aussi un nombre déterminé : je ne sais plus bien s'ils étaient soixante douze, mais je suis portée à le croire : car il y eut dans toute cette vision quelque chose qui me rappela les apôtres et les disciples. Il y eut alors dans la grotte comme une fêle d'actions de grâces pour une victoire et comme un festin solennel. Je vis la grotte tapissée intérieurement de feuilles de vigne par les anges : elle était ouverte, et une couronne triomphale de feuillage était suspendue en l'air au dessus de la tête de Jésus. Tout cela se fit avec un ordre et une solennité merveilleuse : tout y était clair, symbolique et lumineux, et ce fut promptement fait, car ce qui était planté ou apporté dans une intention répondait comme de soi même à cette intention et se développait suivant la destination qui lui était assignée. Les anges apportèrent aussi une table couverte d'aliments célestes qui, petite au commencement, s'accrut et grandit rapidement. Les mets et les vases étaient semblables à ceux que je vois toujours sur les tables du ciel : je vis Jésus, les douze anges principaux et les autres aussi en prendre leur part. On ne faisait pas passer les aliments par la bouche, et pourtant on se les assimilait ; l'essence des fruits passait jans ceux qui les prenaient, et il y avait réfection et participation. C'est quelque chose qu'il est impossible d'exprimer.

A l'extrémité de la table se trouvait seul un grand calice lumineux, entouré de petites coupes : il était de la même forme que celui qui figura à l'institution de la sainte Cène ; seulement il était plus grand et avait quelque chose de plus immatériel. il y avait aussi une assiette avec des petits pains ronds très minces. Je vis Jésus verser quelque chose du calice dans les coupes et y tremper des morceaux de pain : après quoi les anges les prirent et les emportèrent. Dans ce moment, le tableau disparut, et Jésus quitta la grotte et descendit vers le Jourdain. Les anges qui servaient Jésus parurent sous des formes différentes et suivant un ordre hiérarchique : ceux qui, en dernier lieu, disparurent avec le pain et le vin étaient en habits sacerdotaux. Je vis, dans le même instant, des consolations : merveilleuses de toute espèce arriver aux amis présents et futurs de Jésus. Je vis à Cana Jésus apparaître en vision à la sainte Vierge et la réconforter. Je vis Lazare et Marthe très émus et remplis d'un nouvel amour pour Jésus. Je vis Marie la Silencieuse recevoir réellement de la main d'un ange un aliment pris sur la table du Sauveur. Je vis l'ange près d'elle, et elle reçut ce qu'il lui apportait avec la simplicité d'un enfant. Elle avait vu constamment toutes les souffrances et les tentations de Jésus ; sa vie se passait à les contempler et à y compatir, et elle n'éprouva aucune surprise. Je vis aussi Madeleine singulièrement remuée. Elle était occupée à se parer pour une fête, lorsqu'elle fut saisie inopinément d'une vive inquiétude sur sa vie et d'un ardent désir du salut, si bien qu'elle jeta là sa parure, ce qui lui attira force moqueries de la part de son entourage. Je vis aussi plusieurs des futurs apôtres réconfortés et pleins d'ardeur. Je vis Nathanaël dans sa demeure pensant à tout ce qu'il avait entendu dire de Jésus et très ému à ce sujet, mais chassant encore ces pensées de son esprit. Je vis Pierre, André et tous les autres fortifiés et touchés. C'était une vision admirable dont je ne me rappelle que peu de chose. Au moment où Jésus commençait son jeûne, Marie résidait dans sa maison, près de Capharnaum. Il en était alors comme à présent, et la faiblesse humaine reste toujours la même. Il venait s'installer chez la sainte Vierge des voisines indiscrètes, qui, sous prétexte de la consoler, reprochaient à Jésus de s'en aller on ne savait ou, de la négliger complètement, quoi que ce fût son devoir, depuis la mort de Joseph, de prendre une profession pour soutenir sa mère, etc. En général, on tenait beaucoup de propos sur Jésus dans tout le pays, car les circonstances merveilleuses de son baptême, le témoignage de Jean, les récits de ses disciples dispersés, tout concourait à attirer l'attention sur lui. Il n'y eut autant dé bruit à son sujet que plus tard, lors de la résurrection de Lazare et avant sa passion. La sainte Vierge était très sérieuse et concentrée en elle même : lorsque Jésus était séparé d'elle, elle avait toujours des mouvements intérieurs et des pressentiments, et souffrait avec lui.


Vers la fin des quarante jours, Marie était allée à Cana, en Galilée, chez les parents de la fiancée de Cana. Ce sont des gens considérés et comme les principaux personnages de l'endroit : ils ont une belle maison presque au centre de la ville, qui est très agréable et bien bâtie. Elle est traversée par une route, je crois que c'est celle de Ptolémaïs : on voit la route descendre des hauteurs qui s'élèvent en face de la ville. Les rues sont moins tortueuses, et le terrain moins inégal que dans bien d'autres endroits. Le mariage doit se faire dans cette maison. Ils en ont une autre qu'ils donnent toute meublée avec leur fille. La sainte Vierge y habite pour le moment. Le fiancé est à peu près de l'âge de Jésus : c'est, je crois, un fils du premier lit d'une des trois veuves de Nazareth : il n'est pas de ceux qui suivirent une fois Jésus jusqu'à Hébron. Il est, chez sa mère, comme maître de la maison : il est à la tête de son ménage. Il est maintenant près d'elle : je crois que plus tard il doit assister son beau père dans son emploi. Ces bonnes gens consultent la sainte Vierge pour l'éducation de leurs enfants et ils lui confient tout : elle s'entretient aussi avec la fiancée, qui est une belle jeune fille. Je vois celle ci se rencontrer avec son fiancé en présence d'autres personnes, mais toujours voilée. Je vis Jean pendant ce temps continuer toujours à baptiser. Hérode s'efforçait d'obtenir de lui qu'il vint le voir : il lui envoyait aussi des messagers pour tâcher de savoir de lui quelque chose sur Jésus. Mais Jean le traitait toujours avec aussi peu d'égards que précédemment, et il répétait ce qu'il avait dit de Jésus. Des envoyés de Jérusalem sont encore venus près de lui pour lui faire subir un interrogatoire sur Jésus et sur lui même. Jean répondit comme toujours qu'il n'avait pas vu Jésus de ses yeux, antérieurement à son baptême, mais qu'il était envoyé pour lui préparer la voie. Je vis que Jean, depuis ce temps, enseignait toujours que l'eau avait été sanctifiée par le baptême de Jésus et par le Saint Esprit qui était venu sur lui. J'appris que la descente du Saint Esprit sur Jésus, pendant qu'on le baptisait, avait donné plus de sainteté au baptême, et qu'il était alors sorti de l'eau beaucoup de mauvais éléments. C'était pour cela que j'avais vu la noire figure de Satan et toutes ces affreuses bêtes se presser au sein du nuage qui était sur le Jourdain, au moment où le Saint Esprit descendit. C'était comme un exorcisme de l'eau. Jésus voulut recevoir le baptême, afin que l'eau tût sanctifiée par là, car il n'en avait aucun besoin. Le baptême de Jean fut dès lors plus pur et plus saint : c'est pourquoi je vis Jésus baptisé dans un bassin séparé qu'on mit en communication avec le Jourdain et avec le réservoir où l'on baptisait tout le monde : c'est aussi pour cela que Jésus et ses disciples y prirent de l'eau et l'emportèrent avec eux pour qu'elle servît dans d'autres baptêmes.

Par M SM de Porrès - Publié dans : Divers - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009


Un jour de l`an 1967, durant sa méditation, un moine éprouve des distractions plus fortes que d`habitude par le retour continuel, presque obsédant, à son esprit, de la parole  "Équilibre" .Il passe ensuite de l`église à ses occupations habituelles. Tandis qu`il range de vieux objets au grenier, voici qu`il trouve par hasard un grand tableau, très simple, sur lequel est fixée une plaque de bronze terni, avec, en relief, la silhouette d`une "Orante": c`est Notre-Dame de l`Équilibre. Reproduite en couleurs sur toile, par le Frére Armand Panniello, elle est aujourd`hui conservée à l`Abbaye de Frattocchie (Rome), Italie. Le 19 septembre 1968, le Pape Paul VI, en recevant une reproduction du tableau, s`écria, le visage rayonnant et les bras ouverts: « Notre- Dame de l`Équilibre … ah, vraiment, Celle dont nous avons besoin» !

 

Prière à Notre Dame de l'Equilibre

Vierge, Mère de Dieu et des hommes, Marie, nous vous demandons le don de l'équilibre chrétien, si nécessaire à l`Église et au monde d`aujourd`hui.  Délivrez-nous du mal et de nos mesquineries, gardez-nous des compromissions et des conformismes, écartez de nous mythes et illusions, découragement et orgueil, timidité et suffisance, ignorance et présomption, erreur et dureté du cœur. Donnez-nous la ténacité dans l`effort, le calme dans l`échec, le courage dans les reprises, l`humilité dans le succès. Ouvrez nos cœurs à la sainteté, donnez-nous une grande simplicité, un cœur pur, l`amour de la vérité et de l`essentiel, le courage de l`engagement désintéressé, la loyauté de reconnaître et d`accepter nos limites.  Donnez-nous la grâce de savoir accueillir la parole de Dieu et de la vivre. Accordez-nous le don de la prière. Ouvrez nos cœurs à Dieu, nous vous demandons l`amour de l`Église, telle que l`a voulue votre Fils, afin de participer, en elle et avec elle, dans une fraternelle communion à tous les membres du Peuple de Dieu –hiérarchie et fidèles--, au salut de nos frères, les hommes. Remplissez donc nos cœurs de compréhension et de respect, de pitié et d`amour. Ouvrez nos cœurs aux autres, conservez en nous la volonté de vivre et d`accroître cet équilibre, qui est foi et espérance, sagesse et rectitude, esprit d`initiative et prudence, ouverture et vie intérieure, don total, amour. Sainte Marie, nous nous en remettons à votre tendresse.  Amen.

Par M SM de Porrès - Publié dans : Prières - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009



Mère Céleste, Reine des Cieux, Souveraine du genre humain, vous qui avait reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, docile à votre appel, nous accourons à vos pieds. Mère pleine de miséricorde, daignez agréer les louanges et les prières que font monter vers vous pleins de confiance, vos fils pèlerins. Ils sont venus vous confier toutes leurs peines, toutes leurs misères. Ô merveilleux reflet de la beauté du Ciel, par la lumière de la Foi, chassez de nos esprits les ténèbres de l’erreur. Rose mystique, par le parfum céleste de l’espérance, ranimez le courage des âmes abattues. Source inépuisable d’eau salutaire, par les flots de la divine charité, rendez la vie aux cœurs desséchés. Nous sommes vos enfants, vous nous réconfortez dans nos peines, vous nous protégez dans le danger, vous nous soutenez dans la lutte. Faites que nous aimions et servions votre Fils Jésus, donnez-nous un ardent amour pour votre Rosaire, faites que nous répandions partout la dévotion mariale, que nous nous efforcions de vivre en état de grâce pour mériter le bonheur éternel auprès de vous. Ainsi soit-il.

Par M SM de Porrès - Publié dans : Prières - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009

Sainte Brigitte a eu de nombreuses apparitions et révélations de Jésus et de Marie, mais c'est dans la Basilique Saint Paul, au Sud de Rome, que Jésus, par un crucifix en bois qui s'anima, dicta "les oraisons".

Promesses de Notre Seigneur pour la récitation des 15 Oraisons

Comme il y avait longtemps qu'elle désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa Passion, un jour Il lui apparut et lui dit : "J'ai reçu en mon Corps 5480 coups. Si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz 15 Notre Père, 15 Je Vous Salue Marie et les 15 oraisons, que je vais vous enseigner, pendant un an entier... L'année étant écoulée, vous aurez salué chacune de mes plaies.

- Quiconque accomplira cette dévotion, délivrera du Purgatoire 15 âmes de sa lignée, 15 justes de sa même lignée seront confirmés en grâce et 15 pêcheurs de sa même lignée seront convertis.

- Celui qui dira ces Oraisons aura les premiers degrés de perfection et 15 jours avant sa mort, je lui donnerai mon précieux Corps et mon précieux Sang, afin que par ceux-ci, il soit délivré de la faim et de la soif éternelles. 15 jours avant sa mort, il aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci.

- Je mettrai le Signe de ma très victorieuse Croix devant lui , pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis.

- Avant sa mort, Je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère, et Je recevrai bénignement son âme et la mènerai aux joies éternelles... L'ayant menée jusque là, Je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que Je ne ferai point à d'autres ne disant pas mes Oraisons.

- Celui qui dira ces Oraisons est assuré d'être joint au suprême Choeur des Anges, et, quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, mais seront stables et dureront à perpétuité....

 

1ère Oraison

 

Ô Jésus-Christ ! douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n'avoir de plus grand contentement que d'être parmi les hommes jusqu'à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l'amour d'eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps Sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l'avez témoigné vous-même, disant : "Mon âme est triste jusqu'à la mort." Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps délicat avant le supplice de la Croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de Sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu'on vous a voilé les yeux et la face, qu'on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d'épines, qu'on vous a mis un roseau à la main, et qu'attaché à une colonne vous avez été déchiré de coups et accablé d'affronts et d'outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la Croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

2ème Oraison

 

Ô Jésus ! vraie liberté des anges, paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur de tristesse que vous avez endurée lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, griffures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l'envie. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis visibles et invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

3ème Oraison

 

Ô Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui enfermez et tenez tout sous votre Puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la Croix, les percèrent de part en part avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent alors sur la Croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la Croix, de me donner votre crainte et votre amour. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

4ème Oraison

 

Ô Jésus ! céleste médecin, élevé sur la Croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeurera en sa place, en sorte qu'il n'y avait douleur semblable à la vôtre. De la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, aucune partie de votre Corps n'était sans tourments ; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font !" Par cette grande Miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

5ème Oraison

 

Ô Jésus ! miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le Bon Larron, lui disant : "Tu seras aujourd'hui avec moi en Paradis", je

vous prie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

6ème Oraison

 

Ô Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue quand, nu et comme un misérable, attaché et élevé en Croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura, en compagnie de saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l'Agonie et que vous avez recommandés l'un à l'autre en disant : "Femme, voilà ton fils !", et à saint Jean : "Voilà ta mère !" Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m'assister dans mes épreuves, surtout à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

7ème Oraison

 

Ô Jésus ! fontaine de pitié inépuisable qui, par une profonde affection d'amour avez dit sur la Croix : "J'ai soif !", mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d'exalter le désir de mon cœur pour tendre à la perfection dans toutes mes œuvres, et d'éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l'ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

8ème Oraison

 

Ô Jésus ! douceur des cœurs, suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la Croix pour l'amour de nous, accordez-moi de recevoir dignement votre Corps et votre Sang Précieux pendant la vie et à l'heure de ma mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme. Ainsi soit-il.

 

9ème Oraison

 

Pater, Ave

 

Ô Jésus ! vertu royale, joie de l'esprit, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté et outragé par les hommes, vous avez crié avoir été abandonné de votre Père, lui disant : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

10ème Oraison

 

Ô Jésus ! qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, apprenez-moi à garder vos Commandements par une vraie charité, ces Commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

11ème Oraison

 

Ô Jésus ! abîme très profond de Miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos Plaies qui ont pénétré jusqu'à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos Plaies, jusqu'à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

12ème Oraison

 

Ô Jésus ! miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l'effusion de votre Sang adorable ! Ô grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l'amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu'auriez-vous pu faire pour nous que vous n'ayez fait ! Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer de votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j'y lise sans cesse vos douleurs et votre Amour. Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre Amour s'y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

13ème Oraison

 

Ô Jésus ! Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez incliné la tête en disant: "Tout est consommé !" Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

14ème Oraison

 

Ô Jésus ! Fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l'humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : "Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains !" Puis, votre Corps déchiré, votre Cœur brisé, et les entrailles de votre Miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré ! Par cette précieuse Mort, je vous conjure, ô Roi des saints, de me réconforter et de me secourir pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde je vive en vous seul. Recevez je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à Vous. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

15ème Oraison

 

Ô Jésus ! vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l'abondante effusion de Sang que vous avez si généreusement répandue de votre Corps Sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir. De votre côté percé d'un coup de lance par un soldat, vous avez donné du Sang et de l'Eau, de telle sorte qu'il n'en est plus demeuré une seule goutte. Et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la Croix, votre Chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est tarie, la moelle de vos os s'est desséchée. Par cette amère Passion et par l'effusion de votre Précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l'agonie. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave

 

Prière finale

 

Ô Doux Jésus ! blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour nuit et jour me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à Vous, que mon cœur Vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation Vous soit agréable, et que la fin de ma vie Vous soit tellement louable qu’après ma mort je puisse mériter votre Paradis et Vous louer à jamais avec tous Vos Saints. Ainsi soit-il.

Par M SM de Porrès - Publié dans : Prières - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009


Manière de réciter le Chapelet du Chemin de la Croix

 

Sur chaque médaille, on se rappelle le mystère de la station qu'elle représente et l'on récite sur les trois grains qui suivent la médaille un Notre Père, 1 Je Vous salueMarie et 1 Gloire au Père. L'on continue ainsi pour terminer sur les six grains qui réunissent le Coeur sur la Croix: Sur chacun des 5 premiers grains, on récite un Notre Père, un Je Vous salue Marie et un Gloire au Père en l'honneur des 5 Plaies de Jésus; sur le 6e grain on récite un Notre Père, un Je Vous salue Marie et un Gloire au Père pour les intentions du Saint Père.

 

Début: Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


Acte de contrition Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. C'est pourquoi je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Sainte Grâce, de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. Amen.


Puis on récite sur les trois grain qui précèdent la première station: 1 Notre Père, 1 Je Vous salue Marie et1 Gloire au Père en méditant sur l'Agonie de Jésus à Gethsémani.

 

Première station: Jésus est condamné à mort

 

Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Pilate propose son inique sentence. Jésus, tel un Agnea que l'on mêne à l'abattoir, n'ouvre même pas la bouche. O Jésus, quel crime as-Tu donc commis pour être ainsi condamné à mort, et à la mort de la Croix? La cause de Ta Mort, c'est Ton Amour pour moi.


3 Notre Père, 3 Je Vous Salue Marie, 3 Gloire au Père

 

 

Quatrième station: Jésus rencontre Sa Mère

 

Nous T'adorons, ô Christ et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Qu'Elle avait mal, qu'Elle souffrait la Tendre Mère, en voyant passer Son Divin Fils qui souffre et porte la Croix! Qu'Elle était triste et affligée, la Mère entr touten bénie, la Mère du Fils Unique! O Jésus, ils sont si peu nombreux ceux qui T'aiment d'un amour vrai et fidèle, et te suivent jusqu'au Calvaire!


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

Cinquième station: Symon de Cyrène aide Jésus à porter la Croix

 

Nous T'Adorons, ô Christ et nous Te Bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Les soldats redoutent de voir mourur sur le chemin le Condamné épuisé, qui peut à peine tenir debout. Ils requisitionnent alors un paysan inconnu pour aider Jésus à porter la Croix jusqu'au Golgotha. Seigneur Jésus, libère-moi de l'égoïsme et enseigne-moi à aller à la rencontre des autres.


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

Sixième station: Véronique essuie le Visage de Jésus

 

Nous T'adorons, ô Christ et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Le Visage de Jésus est trempé de sueur, silloné de sang, couvert de crachats insolents. Une femme a le courage de s'avancer devant tout le monde pour accomplir un geste de compassion. Aide-moi, Seigneur, Toi qui souffres en celui qui souffre, à m'approcher de celui qui attend un geste de bonté.


3 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

Septième station: Jésus tombe pour la deuxième fois

 

Nous T'adorons, ô Christ et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Ses forces l'abandonnent toujours d'avantage. Jésus tombe, écrasé, sous lepoids de la Croix. Mais, à grand peine, Il se relève pour continuer Son chemin. O Jésus, que signifie pour moi, pauvr pécheur, cette deuxième chute? Elle m'exhorte à me relever sans cesse, sans jamais perdre espoir.


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

Huitième station: Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

 

Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te Bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Les mères de Jérusalem sont émues de pitié en voyant passer le Condamné. Mais Jésus voit plus loin que leur compassion. Il les appelle avec force à reconnaître le Salut et le passage de Dieu dans leur vie. O Jésus, Tu frappes à ma porte. Viens, Siegneur Jésus!


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

Neuvième station: Jésus tombe pour la troisième fois

 

Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Voilà de nouveau Jésus tombé à terre. La foule, curieuse, regarde s'Il aura la force de se relever. Par là, Jésus nous crier son Mystère d'Humilité qui nous fait avoir honte d'être encore orgueilleux. Libère-moi Jésus, par Ta Patience, guéris-moi par Ton Humilité.


3 Notre Père, 3 Je Vous Salue Marie, 3 Gloire au Père

 

Dixième station: Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Avec quelle violence les bourreux dépouillent Jésus de Ses vêtements! Sans proférer une plainte, Jésus endure toutes les Douleurs, tous les affronts, tous les outrages. Seigneur Jésus, ouvre mon coeur au repentir et restaure en moi la Pureté, source de tout amour.


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

 

Onzième station: Jésus est cloué à la Croix


Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Ces mains qui ont béni tant de monde, ces pieds qui ont tant marché pour semer espérance et Amour, sont à présent cloués au Gibet. Pourquoi, Seigneur? Pour nous dire que Dieu est Amour, Amour Infini, Amour Tout-Puissant. Jésus Crucifié, aie pitié demoi, pécheur!


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

 

 

Douzième station: Jésus meurt sur la Croix


Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Le croyons-nous vraiment que Jésus est mort pour nous sauver et pour gagner notre coeur? Pourquoi Seigneur, m'as-Tu tant aimé? Pourquoi? Merci Jésus. Avant de mourir, Tu m'as confié Marie pour qu'Elle me rappelle chaque jour que le sens de toute chose, c'est l'amour.


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

Treizième station: Jésus est remis à Sa Mère

 

Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Marie a vu Son Enfant très cher mourir dans la désolation. Dans Son Coeur uni au Coeur de Son Fils, le Glaive est enfoncé. O Marie, Mère des Douleurs, prie pour moi, prie pour que la souffrance ne soit jamais plus la désespérance, parce que Dieu est venu souffrir avec moi.


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

 

Quatorzième station: Jésus est mis au tombeau

 

Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, car Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


Après le jour des ténèbres et de la haine, c'est le jour de l'angoisse où tout semble fini. Mais le dernier mot c'est Pâques, c'est le triomphe de la Vie et de l'Amour! Jésus, donne-moi la Foi de Marie pour croire à la Vérité de Pâques. O Jésus, donne-moi de T'aimer toujours.


3 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

Par M SM de Porrès - Publié dans : Chapelets - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009

«Ainsi, chers enfants, est-ce mon désir de vous enseigner à être miséricordieux et de M'invoquer comme votre Mère de Miséricorde. Car lorsque les cieux sont fermés, Je les ouvre! Lorsque la porte est cédenassée, Je la débarre! Quand règnent l'oppression et la dépression, Je suis celle qui vous libère, car Je suis votre Mère de Miséricorde! Aucun tityre n'est plus puissant que celui-ci, car il exprime à la fois ma nature humaine et l'Amour divin incessant de Dieu. Commencez avec le signe de Croix, «Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Dire un Notre Père, un Je Vous Salue Marie et Je crois en Dieu (remplacer «est descendu aux enfers» par «descendu dans la partie inférieure du Purgatoire»).

Sur les gros grains, dire: «O Mère de Dieu, Mère du Verbe incarné, Mère très Sainte, priez pour moi».

Sur les petits grains: «O Marie ma Mère, Médiatrice des Grâces et de la Miséricorde de Dieu, nous nous prosternons à Vos pieds et Vous demandons de prier pour nous. O Mère de Miséricorde, nous Vous implorons en toute confiance

Après la cinquième dizaine, dire: «Nous Vous saluons ô Reine...»

Sur les 3 premiers grains du Chapelet, réciter: «Mère de Dieu, Mère de Miséricorde, priez pour moi.» Au Nom du Père....

Par M SM de Porrès - Publié dans : Chapelets - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

O Dieu, viens à mon aide, .

Seigneur, viens vite à notre secours.

 

Gloire au Père, au fils Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles.

 

Je confesse à Dieu Tout-Puissant, je reconnais devant mes frères, que j'ai tout péché, en pensées, en paroles, par action et par omissions, oui j'ai vraiment péché, c'est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les Anges et toutes les Saints, et vous aussi, les frères, de prier pour moi, le Seigneur notre Dieu.


Sur le premier gros grain:


Sainte Trinité, source d'Amour éternel, par les mérites du précieux sang de Jésus, jaillissant de la Plaie de sa main droite, et par les mérites des larmes et les souffrances de la Vierge Marie, sa Mère et la nôtre, pitié et Miséricorde pour nos péchés et ceux du monde entier.

 

 

Sur les sept petits grains ...


Père très Bon, par la douloureuse passion de Jésus et de Marie, aie pitié de toutes les familles, bénis-les avec Ta Sainte Grâce et conforme-les dans la Vérité.


A la fin de la première partie:


O Marie, Mère du Divin Amour, visite toutes les familles et les protège-les toujours avec Ta Sainte Bénédiction.

 

Notre Père ... Je vous salue Marie ... Gloire au Père ...


Viens, Esprit Saint, feu de l'Amour Divin et donne toutes les familles l'esprit de conseil. Envoie dans le cœur des époux, des parents et des enfants un ardent désir de la Vérité afin de se guider les uns les autres dans les petits comme dans les grands choix de vie, toujours soutenus par le lumineux lumineux de la Sainte Famille de Nazareth.

 

Sur le deuxième gros grain ...


Sainte Trinité, Source d'Amour éternel, par le mérite du précieux sang de Jésus, jaillissant de la Plaie de sa main gauche, et par le mérite des larmes et des souffrances de la Vierge Marie, sa Mère et la nôtre, pitié et Miséricorde pour nos péchés et ceux du monde entier.


Sur les sept petits grains ...


Père très Bon, par la douloureuse passion de Jésus et de Marie, aie pitié de ceux qui souffrent dans leur corps. Bénis-les avec Ta Sainte Grâce et conforme les dans la Vérité.

 

 

A la fin de la deuxième partie:


O Marie, Mère du Divin Amour, visite tous ceux qui souffrent dans leur corps dans leur esprit, et de protège-les toujours avec Ta Sainte bénédiction.


Notre Père ... Je vous salue Marie ... Gloire au Père ...

 

Viens, Esprit Saint, feu de l'Amour Divin et donne à ceux qui souffrent, l'esprit de courage. Envoie dans leurs cœurs la confiance et le courage, pour qu'ils acceptent la douleur qui les accompagne et qu'ils aient une volonté ferme pour lutter contre chaque découragement, afin qu'ils puissent expérimenter la douceur et la consolation de Jésus crucifié.


Sur le troisième gros grain ...


Sainte Trinité, source d'amour éternel, par les mérites du précieux sang de Jésus, jaillissant de la Plaie a de son pied droit, et par les mérites des larmes et des souffrances de la Vierge Marie, sa Mère et la nôtre, pitié et Miséricorde pour nos péchés et ceux du monde entier.

 

 

Sur les sept petits grains ...


Père très Bon, par la douloureuse passion de Jésus et de Marie, aie pitié de ceux qui sont confié à nos prières, bénis-les avec ta Sainte grâce et conforme-les dans la Vérité.


A la fin de la troisième partie:


O Marie, Mère du Divin Amour, visitez ceux qui sont confiés à notre prière et protège-les toujours avec Ta Sainte bénédiction.


Notre Père ... Je vous salue Marie ... Gloire au Père ...


Viens, Esprit Saint, feu de l'Amour Divin et donne à ceux que vous avez confiés à notre prière, l'esprit de sagesse. afin qu'ils puissent désirer, Vous faire resplendir à travers les bonnes œuvres.


Sur le quatrième gros grain ...


Sainte Trinité, source d'Amour éternel, par les mérites du précieux sang de Jésus, jaillissant de la Plaie de son pied gauche, et par les mérites des larmes et des souffrances de la Vierge Marie, sa Mère et la nôtre, pitié et Miséricorde pour nos péchés et ceux du monde entier.


Sur les sept petits grains ...


Père très Bon, par la douloureuse passion de Jésus et de Marie, aie pitié de ceux qui nous blessent: bénis-les avec Ta Sainte Grâce et conforme les dans la Vérité.


A la fin de la quatrième partie:


O Marie, Mère du Divin Amour, visite ceux qui nous blessent, protège-les toujours avec Ta Sainte bénédiction.


Notre Père ... Je vous salue Marie ... Gloire au Père ...


Viens, Esprit Saint, feu de l'Amour Divin et donne à ceux qui nous blessent, l'esprit de crainte de Dieu. Envoie dans leur cœur un amour généreux et respectueux envers tous et une ferme volonté de résister au mal, non pas à cause de la peine éternelle, mais par la crainte de la séparation de Dieu.

 

 

Sur le cinquième le gros grain ...


Sainte Trinité, source d'Amour éternel, par les mérites du précieux sang de Jésus, jaillissant de la Plaie de Ton cœur et par les mérites des larmes et des souffrances de la Vierge Marie, sa Mère et la nôtre notre Mère, pitié et Miséricorde pour nos péchés et ceux du monde entier.


Sur sept petits grains ...


Bon Père très Bon, par la douloureuse passion de Jésus et de Marie, aie pitié de ceux qui sont opposés à Ton Amour, bénis-les avec Ta Sainte Grâce et conforme-les dans la Vérité.


A la fin de la cinquième partie:


O Marie, Mère du Divin Amour, visite ceux qui sont opposés à l'Amour de Dieu, protège-les toujours avec Ta Sainte bénédiction.


Notre Père ... Je vous salue Marie ... Gloire au Père ...



Viens, Esprit Saint, feu de l'Amour Divin et donne à ceux qui s'opposent à ta grâce, l'esprit de compréhension. Envoie dans leur cœur un amour humble et docile, afin que, malgré chaque refus obstiné de la vérité, ils reçoivent la vraie Lumière vraie, celle qui éclaire les esprits.


Sur le sixième gros grain


 

Sainte Trinité, source d'amour éternel, par les mérites du précieux sang de Jésus, jaillissant de la Plaie de l'épaule droite, et par les mérites des larmes et des souffrances de la Vierge Marie, sa Mère et la nôtre, pitié et Miséricorde pour nos péchés et ceux du monde entier.

 

Sur les sept petits grains ...


Père très Bon, par la douloureuse passion de Jésus et de Marie, aie pitié des âmes du purgatoire, des mourants et des personnes qui se sont suicidées les suicides, bénis-les avec Ta Sainte Grâce et conforme-les dans la vérité.

 

 

A la fin de la sixième partie


O Marie, Mère du Divin Amour, visite les âmes du purgatoire, les mourants et ceux qui se sont suicidés et de protège-les toujours avec Ta Sainte bénédiction.

 

 

Notre Père ... Je vous salue Marie ... Gloire au Père ...


Viens, Esprit Saint, feu de l'Amour Divin et donne aux âmes du purgatoire, de ceux se sont suicidés et de ceux qui se sont en train de mourir et le suicide, l'esprit de piété. Envoie dans leur cœur un amour ardent pour le Père du Ciel, et immerge-les avec abandon total et confiant en Ton insondable Miséricorde.


Sur le septième gros grain ...


Sainte Trinité, source d'Amour éternel, par les mérites du précieux sang de Jésus, jaillissant de toutes ses saintes blessures, et par les mérites des larmes et des souffrances de la Vierge Marie, Mère du Divin Amour, sa Mère, et la nôtre, pitié et miséricorde pour nos péchés et ceux du monde entier.


Sur sept petits grains ...


Père très Bon, par la douloureuse passion de Jésus et de Marie, aie pitié des âmes consacrées, bénis-les avec Ta Sainte Grâce et conforme-les dans la Vérité.

 

 

A la fin de la septième partie:


O Marie, Mère du Divin Amour, visite les âmes consacrées, protège-les toujours avec Ta Sainte bénédiction.


Notre Père... Je vous salue Marie ... Gloire au Père ...



Viens, Esprit Saint, feu de l'Amour Divin, donne l'esprit de science aux âmes consacrées. Envoie dans leur cœur un amour passionné pour leur prochain de sorte que, par le leur apostolat, ils soient en mesure de permettre la connaissance de Dieu et de faire découvrir votre grand amour, tant dans la joie que dans l'adversité.


Par M SM de Porrès - Publié dans : Chapelets - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009


Se récite sur un chapelet ordinaire

Sur les gros grains

 

 

O Seigneur, par Ton agonie au Jardin des Oliviers, aie pitié de nous et du monde entier.

 

 

Sur les petits grains

 

 

Par le cruel abandon que Tu as subi, aie pitié de nous et du monde entier

Par les angoisses de la mort, aie pitié de nous et le monde entier

Par la sueur de sang que Tu as versées, aie pitié de nous et du monde entier

Par le réconfort de l'ange que Tu as reçu, aie pitié de nous et du monde entier.

Par la coupe amère que Tu as bu, aie pitié de nous et du monde entier

Pour le Fiat que Tu as généreusement dit, aie pitié de nous et du monde entier.


A la fin

Prière pour les agonisants


O très clément, Jésus rempli d'Amour pour les âmes, je T'implore par l'agonie de Ton Coeur Sacré et par les Douleurs de Marie, Ta Mère Immaculée, purifie dans Ton Sang très Précieux tous les pécheurs du monde qui sont maintenant dans l'agonie et qui mourront aujourd'hui. Amen.


Coeur de Jésus, ayez la Pitié des personnes agonisantes

Par M SM de Porrès - Publié dans : Chapelets - Communauté : Exorcistes
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Dimanche 15 mars 2009
Chapelet de la Lumière

 

Se récite sur un Chapelet ordinaire


Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.


Sur la Croix:

Renouvellement des voeux de notre Baptême:

Je renonce au péché, pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu, je renonce à la séduction du mal, pour ne pas me laisser dominer par le péché, je renonce à Satan et à tout ce qui peut conduire au péché, je renonce à toutes formes de magie, magie, spiritisme, cartomancie et toutes autres superstitions.


Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, Lumière, né de la Lumière, Vrai Dieu, né du Vrai Dieu. Engendré non pas créé, de même nature que le Père ; et par Lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre Salut, Il descendit du ciel. Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel; Il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts et Son Règne n'aura pas de fin. Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie; Il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, Il reçoit même adoration et même gloire; Il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen

 

Notre Père

1 Je Vous salue Marie - pour la foi

1 Je Vous salue Marie - pour l'espérance

1 Je Vous salue Marie pour la charité

 

Gloire au Père


Premier Mystère


Jésus dit: « Je suis la Lumière du monde, qui Me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie éternelle. » (Saint Jean 8: 12)


Viens, Esprit Saint, et envoie du haut du Ciel un rayon de Ta Lumière


Deuxième Mystère


« Je parviendrai à l'autel de Dieu, au Dieu qui me fait danser de joie, et je Te célebrerai sur la cithare, Dieu, mon Dieu! » (Psaume 43: 4)


Viens, Esprit Saint, et envoie du haut du Ciel un rayon de Ta Lumière


Troisième Mystère


« Dieu qu'elle est précieuse Ta Fidélité! Les hommes se réfugient à l'ombre de Tes Ailes. Ils se gavent des mets plantueux de Ta Maison et Tu les abreuves au fleuve de Tes délices. Car chez Toi est la Fontaine de la Vie, à Ta Lumière, nous voyons la Lumière. » (Psaume 36: 8-10)


Viens, Esprit Saint, et envoie du haut du Ciel un rayon de Ta Lumière


Quatrième Mystère


« Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur! Nous vous bénissons depuis la maison du Seigneur! Le Seigneur est Dieu et Il nous a donné la Lumière! » (Psaume 118: 26-27)

 

 

Viens, Esprit Saint, et envoie du haut du Ciel un rayon de Ta Lumière



Cinquième Mystère


« Vous êtes la lumière du monde. Une ville cachée sur une hauteur ne peut être cachée. Quand on allume une lampe, ce n'est pas pour la mettre sous les boisseaux, mais sur son support et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu'en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. » (Saint Matthieu 5: 17).

 

 

Viens, Esprit Saint, et envoie du haut du Ciel un rayon de Ta Lumière


Prière finale: O Mon Dieu, Trinité que j'adore


O mon Dieu, Trinité que j'adore aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en Vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de Votre Mystère.

Pacifiez mon âme, faites-en Votre Ciel, Votre Demeure aimée et le Lieu de Votre repos. Que je ne Vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, toute adorante, toute livrée à Votre Action créatrice.

O mon Christ aimé, crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour Votre coeur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer ... jusqu'à en mourir! Mais je sens mon impuissance et je Vous demande de me ''revêtir de Vous-même'', de m'envahir, de Vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de Votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à Vous écouter, je veux me faire toute enseignable afin d'apprendre tout de Vous. Puis à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux Vous fixer toujours et demeurer sous Votre grande Lumière. O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de Votre Rayonnement.

O feu consument, Esprit d'amour, ''survenez en moi'', afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout Son Mystère.

Et vous, ô Père, penchez-Vous vers Votre pauvre petite créature, ''couvrez-la de votre ombre'', ne voyez en elle que le ''Bien-Aimé en lequel Vous avez mis toutes Vos Complaisances''.

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à Vous comme une proie. Ensevelissez-Vous en moi pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

(Bienheureuse Elisabeth de la Trinité)

Par M SM de Porrès - Publié dans : Chapelets - Communauté : Exorcistes
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  • : 03/01/1969
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  • : exorcisme désenvoûtement Syro-Orthodoxe exorcismes véritable exorciste
  • : Ma plus grande joie est d'arracher les âmes aux mains de Satan et de les ramener a Dieu! contact: 06.61.46.04.12 Moine de l'Église Syro-Orthodoxe Francophone

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